Sesungkur : « Nou fer seki nu dir, pena kata kata »
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Harcèlement sexuel contre Sesungkur : L’accusatrice serait dans des beaux draps 

L’enquête sur une allégation d’harcèlement sexuel par une enseignante contre le ministre Sudhir Sesungkur a été finalement bouclée, selon des sources bien informées.

Aux casernes centrales on indique qu’une enquête longue et minutieuse a révélé que les allégations faites par une dame, enseignante de profession, habitant  Trou-d’Eau-Douce, étaient fausses et malicieuses, ce qui impliquerait que l’accusatrice puisse être poursuivie pour «dénonciation fausse et malveillante par écrit», ce qui constitue une infraction pénale.

En cas de culpabilité, les conséquences pourraient être graves, comme une peine d’emprisonnement suivie de poursuites civiles pour diffamation.

Selon les renseignements dont dispose Inside News, après avoir bouclé son enquête, la police a transmis le dossier au bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP).

Pour rappel,  une habitante de Trou-d’Eau-Douce, avait porté plainte contre Sudhir Sesungkur, ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance, pour harcèlement sexuel et intimidation en juillet 2017.

Cette affaire avait suscité vives polémiques, le ministre ayant rejeté en bloc toutes les accusations portées à son encontre. A la police, la dame en question avait affirmé que Sudhir Sesungkur lui faisait parvenir des textos à caractère indécent. Mais le ministre avait réfuté catégoriquement ces allégations et avait en Octobre 2017 saisi la cour de justice en réclamant Rs25 millions de dommages à la dame et à l’avocat qui défendait l’enseignante à l’époque.

Selon nos recoupements auprès des autorités policières, l’on apprend que contrairement à ce qu’avait affirmé Xavier Luc Duval au parlement le 31 juillet 2018, lors d’une Private Notice Question (PNQ), les relevés téléphoniques de la dame ont pu être retracés auprès de l’opérateur de téléphonie.

Le leader de l’opposition avait affirmé dans l’hémicycle et sous le couvert de l’immunité parlementaire, que la police aurait pris contact avec la dame pour lui dire que les relevés téléphoniques auraient disparu. Or, selon nos renseignements, tel ne serait pas le cas.

De plus, en analysant les relevés téléphoniques de la dame, les enquêteurs n’ont découvert aucun message de Sudhir Sesungkur. Par contre, des centaines de messages envoyés à un certain E. de Bel Air ont attiré leur attention.

Dans sa plainte en Cour suprême, Sudhir Sesungkur avait affirmé avoir été diffamé à la suite des allégations de l’ l’enseignante. Sudhir Sesungkur estimait également que l’avocat qui défendait l’enseignante à l’époque aurait tenu des propos diffamatoires à son égard. Il affirme que ces propos « humiliants » lui auraient causé beaucoup d’embarras auprès de ses mandants. Les membres de sa famille auraient aussi été affectés.

Contacté au téléphone le ministre Sesungkur dit ne pas être au courant des récents développements mais affirme par contre qu’il compte bel et bien aller de l’avant avec sa plainte et il n’acceptera aucune excuse de la part de son accusatrice.

Harcèlement sexuel contre Sesungkur : L’accusatrice serait dans des beaux draps