Ismael Bawamia: “Une fois que l’enfant relate son histoire, ça suffit!”
 “Une fois que l’enfant relate son histoire, ça suffit! La déposition doit être enregistrée sous caméra une fois pour toutes. Un enfant, victime de viol ou d’abus sexuel ne doit pas subir le calvaire de raconter son histoire à plusieurs reprises: déposition à la police, déposition à la CDU...”: propos d’Ismael Bawamia, Chief Investigator de l’Ombusperson for Children.
Actualités

Ismael Bawamia: « Une fois que l’enfant relate son histoire, ça suffit ! »

« Une fois que l’enfant relate son histoire, ça suffit! La déposition doit être enregistrée sous caméra une fois pour toutes. Un enfant, victime de viol ou d’abus sexuel ne doit pas subir le calvaire de raconter son histoire à plusieurs reprises: déposition à la police, déposition à la CDU… » Propos d’Ismael Bawamia, Chief Investigator de l’Ombusperson for Children, lors de l’émission Ensam Ensam sous le thème Eski nou Zanfan a l’abri Viol?, sur les ondes de Wazaa FM, ce jeudi 2 juillet. Il a argué qu’une fois que l’évidence de l’enfant obtenue, l’enquête doit suivre son cours jusqu’au verdict.

« Pour nous le terme d’abus sexuel sur un enfant ne s’arrête pas à l’acte sexuel ou aux relations sexuelles, mais le fait que l’enfant soit exposé à la pornographie, aux circonstances amenant l’enfant à s’engager dans l’acte sexuel, doit être considéré comme un délit », a-t-il maintenu. Aussi, il a insisté que la responsabilité parentale est cruciale en vue d’assurer la protection et l’épanouissement de l’enfant. “Si j’ai un enfant de 10 ans, je dois veiller à ce qu’il ne regarde n’importe quel film. Nos enfants mineurs doivent être interdits de visionner des films 18R. Psychologiquement, ils ne sont pas prêts pour cette catégorie de films”, a soutenu Ismael Bawamia.

Affirmant que la pauvreté est un “contributive factor” aux abus sexuels ou au viol, le Chief Investigator de l’Ombudsperson for Children confient que “tous les enfants sont à risques”. Il a pointé du doigt aux prédateurs. “Zot met di miel, zot prepar zenfan pou fer abus lor li. Par la suite, il devient difficile à l’enfant d’avouer qu’elle a été victime. Dans certains cas, l’enfant a peut de tout dévoiler à ses parents, plus particulièrement, la mère, de peur d’être rabrouée”, a déclaré Ismael Bawamia. En sus d’accentuer sur les valeurs familiales, il s’est référé à la législation qui fait provision pour le “child mentoring.”

Dans un autre volet de son intervention, le Chief Investigator de l’Ombudsperson for Children a fait état de certaines lacunes par rapport aux critères de recrutement. “Avoir un diplôme en Sociologie ou en Psychologie ne suffit pas. La nouvelle recrue doit se familiariser avec les guidelines ayant trait aux abus sexuels sur des enfants. Elle doit bénéficier, le ‘On the job training.’ Les nouvelles recrues sont-elles prêtes pour cela?”, s’est-il demandé.

Par ailleurs, il a fait remarquer que le rôle du Chief Investigator de l’Ombudsperson for Children est de soumettre des recommandations au ministère de l’Egalité des Genres. Il a mentionné, la question de l’âge de mariage, la criminal responsability à 12 qualifiée de “trop basse” “ A 12 ans, c’est toujours un enfant. La criminal responsability  en Afrique est fixée à 14 ans”, a expliqué Ismael Bawamia.

Il a soutenu que le mode de recrutement au niveau de Shelters doit être revue. “Par exemple, si on a dix demandes d’embauche, les dix ont la possibilité d’être recrutés sur le champ”, a-t-il dit. Selon Ismael Bawamia, les conditions de réhabilitation au Rehabilitation Youth Centre doivent être revisées, dont l’entrée en scène d’un couple. “Si nou envi rehabilite sa bann zenfan la ek continue met zot dan condition prison sa na pa pou sanz narien”, a maintenu Ismael Bawamia.

Ismael Bawamia: “Une fois que l’enfant relate son histoire, ça suffit!”