Ivan Collendavelloo à XLD : « Good thing you left government… Never to come back I hope »
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Ivan Collendavelloo à XLD : « Good thing you left government… Never to come back I hope »

Ivan Collendavelloo n’a pas été tendre envers le leader de l’opposition lors des débats budgétaires. Le vice-Premier ministre et ministre de l’Energie et des Services public avance : « Je croyais avoir perdu toute capacité d’être surpris par le leader de l’opposition. Il m’a prouvé que j’avais tort. C’est ce qu’il a dit dans son discours il y a quelques jours. « If renewable energy is going to take funds out of adapting our country, our nation, our economy, agriculture, our towns and villages to effects of climate change, better put money there in adaptation to protect our economy and our people. if technology allows it, if we can spare the money – and this is my fight about the gas turbine, etc. » Qu’est-ce que tout cela signifie ? C’est du charabia. Paradoxalement, il ne lutte pas contre le charbon, le combustible le plus polluant utilisé dans la production d’électricité. »

Ivan Collendavelloo persiste et signe que Xavier Duval ne comprend pas. « Nous avons l’obligation internationale de respecter nos engagements à la COP 21. J’ai personnellement travaillé avec Raj Dayal lorsqu’il était ministre de l’Environnement. En novembre/décembre 2015. Nous avons travaillé ensemble sur notre contribution prévue déterminée au niveau national que nous avons soumise à la conférence. Permettez-moi de féliciter Dayal. Il a fait une très bonne performance à Paris, » avance le ministre de l’Energie et des Services public.

« Rendez-vous compte ? » avance Ivan Collendavelloo tout en ajoutant que « nos efforts nous ont apporté un milliard de roupies que nous recevons du Green Climate Fund pour le climat à En 2015, avec le soutien du UNDP, Maurice a présenté un projet au Green Climate Fund. » L’Ile Maurice a été l’un des premiers lots de pays à recevoir une subvention de 28 M USD (Rs 1 milliard) du Green Climate Fund, qui financera :

  • l’installation d’un système de stockage de l’énergie des batteries pour absorber jusqu’à 185 MW d’énergie renouvelable intermittente,
  • le réseau intelligent;
  • 300 mini-réseaux photovoltaïques à Agalega
  • des panneaux solaires photovoltaïques sur le toit pour un total de 25 MW pour les ménages, les bâtiments publics et les bâtiments des ONG.
  • élaboration d’un code de grille national;
  • renforcement des capacités chez MARENA et URA

Ivan Collendavelloo égratigne le leader de l’Opposition. « Et il reste silencieux au sujet du charbon. Au moins, son prédécesseur a été franc, honnête et même franc à ce sujet. Il voulait un appel d’offres international qui inclurait la technologie du charbon. Je ne suis pas du tout d’accord. »

Mais le chef de l’opposition ne parle pas du charbon. « Si nous privilégions le charbon, nous sommes condamnés. Oublions le Green Climate Fund. Oubliez l’International Solar Alliance.. Oubliez l’Union européenne. Oubliez votre pays. Bonté divine. Heureusement que vous avez quitté le gouvernement. J’espère que vous ne revenez jamais. »

En 2018, le charbon représentait 51,7 % des intrants pour produire de l’électricité, comparativement à 31 % en 2003. La production d’électricité à partir du charbon est passée de 23 % en 2003 à 40 % en 2018. Le CEB n’utilise pas de charbon. Il utilise le mazout lourd, qui est un combustible fossile, mais pas aussi polluant que le charbon. Les IPPs de l’industrie du sucre polluent. Ils utilisent beaucoup de charbon, ils représentent un lobby fort et puissant et ils ont un appui extraordinaire au sein de l’opposition.

Statistics Mauritius souligne que le secteur de l’énergie a été le plus grand contributeur aux émissions de gaz et représentait 76,3 % en 2017. Ce gouvernement a pris des engagements dans sa National Determined Contribution aux Nations Unies pour atteindre 35 % d’énergie renouvelable d’ici 2025 et réduire les émissions de 30 %. Il a fait le choix clair d’adopter une énergie plus propre. Quoi qu’en dise le lobby du charbon, il faut réduire le charbon.

Malgré Maurice Ile Durable, de 2005 à 2014, une seule centrale solaire avait été mise en place. La contribution de l’énergie solaire n’était que d’environ 0,8 % en 2014.

Le rapport de National Energy Commission de 2013 intitulé « Making the Right Choice for a Sustainable Energy Future: The emergence of a Green Economy » a été mis de côté. Il n’y avait pas de volonté politique sérieuse de développer l’énergie renouvelable. « Nous l’avons relancée, » avance Ivan Collendavelloo.

Incitations fiscales pour encourager la production d’énergie renouvelable, telles que l’exonération de l’impôt sur le revenu des ménages et l’exonération de la TVA pour les systèmes photovoltaïques. « Nous avons modifié la Loi sur l’électricité afin de simplifier les procédures d’autorisation pour les projets d’énergie renouvelable d’une puissance maximale de 2 MW. J’ai créé Mauritius Renewable Energy Agency (MARENA) pour offrir une plateforme de promotion des énergies renouvelables. MARENA travaille sur les normes, le financement et la stratégie incitative pour les projets d’énergie renouvelable. Elle a lancé, en collaboration avec la CEB, un appel de propositions dans le cadre d’un nouveau programme intitulé « National Scheme for Emerging/Innovative Renewable Energy Technologies » pour les petites unités n’excédant pas 200 kW de capacité, » conclut Ivan Collendavelloo sur ce dossier.

Ivan Collendavelloo à XLD : « Good thing you left government… Never to come back I hope »