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Le début d’une nouvelle ère ?

Bien qu’interdit, le bizutage ou le « bullying » revient sur les devants de la scène et alimente les réseaux sociaux depuis ces derniers jours. Quelques années de cela, le bizutage au collège était qu’une simple bousculade des aînés qui ont eux-mêmes déjà vécu cette expérience. Avec le temps, on constate une évolution, passant par une guerre de gang ou un règlement de compte pour une « simple » histoire d’amour. Ces situations ont trop souvent été la source « d’accidents » et de « dérapages » jusqu’à être relayés dans la presse.

Cette semaine, la presse a rapporté trois cas d’agressions entre collégiens(nes). L’un plus violent que l’autre. Fait hallucinant, ce sont les filles qui se lancent dans des règlements de compte et contacts physiques. Les vidéos qui sont jetées en pâture aux médias et à l’opinion publique, veulent-elles dire que les filles deviennent de plus en plus violentes ?

Soyons un peu machos et statisticiens pour dire que la violence est censée être une affaire de « mâles », de virilité. Mais c’est un fait que les comportements de nos adolescentes ont changé : nos jeunes filles sont plus insolentes, plus agressives, voire plus provocantes. Elles « osent » depuis quelques années se rebeller. Et face à des adultes et à des parents moins autoritaires, elles poussent le bouchon encore plus loin. Si je reprends les chuchotements de deux vieilles dames sur un arrêt d’autobus: « népli facile marsé lors la gare aster quand ou guette ça bann tifi là kuma zourré ek la guerre, ou gagne peur… » Une réalité qui me pousse à dire que les temps ont changé, et que nous vivons une nouvelle époque.

Selon le pédopsychiatre Patrice Huerre, c’est une tendance mondiale que les filles sont plus « masculines » : elles se sont mises à boire, à fumer, à employer un langage grossier… « comme des garçons ». Même si elles ont davantage tendance à retourner leur agressivité contre la gente féminine ! Hélas, il semble que la version féminine de, allons dire, l’évolution, a gagné également certaines de nos collégiennes. Surtout quand elles n’hésitent plus à malmener les forces de l’ordre en public.

Une question se pose : les filles sont-elles plus violentes aujourd’hui qu’hier ? On est tenté de dire « OUI ». Dans tous les cas de figure, si l’on s’en tient aux statistiques de la Brigade des mineurs, la délinquance chez les filles a pris le dessus sur celle des garçons.

Est-ce vouloir dire qu’on assiste à un début de l’ère de la domination de la femme ? La féminisation de l’humain ?

Le début d’une nouvelle ère ?