Après le projet d’Uber, qu’en est-il du taximètre ?
Les représentants syndicales des chauffeurs de taxi sont contre la réintroduction du taximètre
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Le projet d’Uber à la poubelle, qu’en est-il du taximètre ? 

En 2016, le comité présidé par Xavier Duval avait recommandé à ce que les taximètres devant les hôtels et l’aéroport s’appliqueraient uniquement pour les nouveaux taxis. Selon le comité ministériel, l’utilisation du taximètre ne serait qu’une option. Pour rappel, ce comité avait été mis en place en vue de répondre aux doléances des chauffeurs de taxi. Le projet d’Uber vient d’être enterré par le Conseil des ministres mais qu’en est-il du taximètre ?

Selon Yashpal Murrakhun, président de la  Federation of Hotels Taxi Associations (FHTA), le taximètre était déjà en place auparavant, mais que cela n’a jamais été un plus. De plus, avec le « waiting mode », cela rendait les choses de plus en plus compliquées. Il affirme que ce sont ceux qui seront alloués le contrat pour l’instauration du taximètre qui en bénéficieront le plus. Faisant référence à la décision du comité ministériel, il pense qu’il n’est pas logique que seulement une partie des chauffeurs de taxi utilisent le taximètre.

Yashpal Murrakhun cite l’exemple des taxis d’hôtels. Il explique que si les chauffeurs de taxi utilisent le taximètre, cela deviendra stressant pour l’industrie touristique. Il soutient que c’est mieux si le prix du trajet est déjà fixé. De plus, le président de la FHTA ajoute qu’avec les embouteillages, la situation est pire.

Il réitère qu’il avait demandé « de faire revivre » le comité, mais que le gouvernement ne l’a jamais fait. Le président de la  Federation of Hotels Taxi Associations affirme que le comité pourrait ainsi faire des évaluations pour voir quel système serait le mieux adapté pour Maurice.

Ashraf Ramdin, secrétaire de la General Taxi Owners Union souligne, pour sa part, qu’il y avait plusieurs soucis avec le taximètre.

« En se basant sur le kilométrage, Maurice ne peut utiliser le taximètre ».

Il explique par ailleurs que les chauffeurs de taxi roulent beaucoup. « Larou manze ek nou oblize fer rotation larou » et lorsqu’un pneu est crevé, il faut recalibrer le taximètre.

« Nou tuzur pa dakor avek taximet », fait-il savoir. Il parle lui aussi de l’instauration du taximètre pour les nouveaux chauffeurs de taxi.

Raffick Bahadoor, président de la Taxi Proprietors Union, demande quant à lui de faire attention aux politiciens, qui pourraient bien rouvrir ce chapitre. « Qui dit contrat dit commission », ajoute-t-il.

Il explique également que dans le passé, les chauffeurs de taxi encouraient des pertes. Raffick Bahadoor est sur la même longueur d’onde qu’Ashraf Ramdin. « Au moment de faire le fitness, il fallait recalibrer le taximètre », déplore-t-il. Il fallait également acheter le taximètre.

« Ce sont ceux qui veulent avoir le contrat qui vont soulever le sujet ». A la question de savoir s’il compte suivre cette affaire de près, il affaire que « When we come to the bridge, then we will cross the bridge ».   

Après le projet d’Uber, qu’en est-il du taximètre ?