Affaire Betamax : Que fera le DPP, Satyajit Boolell ?
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Le « treize » à la douzaine pour poursuivre l’enquête sur Satyajit Boolell…

13… Retenez bien ce nombre. Pour beaucoup d’entre vous, ce chiffre est associé à deux mots définitifs : La trahison de l’apôtre Judas ou la mort comme il en va de même du tarot. Mais rassurez-vous, on ne fait pas dans la paranormale, mais plutôt dans le judiciaire.

L’Independent  Commission Against Corruption (ICAC) ne lâche pas prise. Cette institution compte bien poursuivre son enquête sur le Directeur des poursuites publiques (DPP), Satyajit Boolell. Par le biais de Me Sivakumaren Mardemootoo, cette institution a déposé sa défense, un document de 39 pages devant le Master and Registrar afin que la Cour Suprême l’autorise d’aller de l’avant avec l’enquête.

Ce document avance 13 bonnes raisons pour lesquelles, il est primordial pour l’ICAC d’interroger Satyajit Boolell, protagoniste important dans l’affaire Sun Tan afin d’avoir des clarifications, ainsi sa version dans l’affaire qui entoure Sun Tan Hotels Pty limited qui détient un bail sur les Pas géométriques à Palmar.

L’Icac va encore plus loin en avançant que le document déposé contient des informations qu’elle n’aurait pas divulguées en temps normal, mais qui sont nécessaires « dans l’intérêt public » et au vu « des faits avancés dans la plainte du DPP ».

Conflit d’intérêt

Qui d’autre est mieux placé pour évoquer le sujet de conflit d’intérêt, si c’est nul autre que celui qui a fait de ce combat son cheval de bataille. La suite, on le connaît. Justement l’Icac évoque que lorsque Satyajit Boolell était encore au Parquet, il avait donné un avis légal au ministère des Terres et du Logement concernant les détenteurs de baux sur les Pas géométriques qui avaient expiré. Zut pour le DPP ! Peut-être il a oublié qu’il est l’un des actionnaires de Sun Tan Hotels Pty Ltd.

Conformément à cet avis juridique, le nouveau taux d’indemnisation payable par Sun Tan a été calculé à Rs 1 611 722. Une offre que Sailesh Beenessreesingh, un des directeurs de Sun Tan, accepte de payer l’indemnité de Rs 1 611 722 pour renouveler le bail, en vertu des provisions  de la Finance (Miscellaneous Provisions) Act de 2008 et 2009.. Pour l’Icac, il est crucial de connaître la raison pour laquelle Sun Tan a délégué Satyajit Boolell et non l’habituel Sailesh Beenessreesingh pour négocier avec le ministère du Logement et des Terres en 2010.

En outre, lors d’une réunion, Satyajit Boolell multiplie ses démarches pour que seule une somme de Rs 45 000 soit payée annuellement par Sun Tan comme loyer. L’ICAC soutient dans le document déposé que c’est étonnant que le gouvernement d’alors ait accepté la requête du DPP, c-à-d, une indemnité de Rs 45 000 alors que Sun Tan avait déjà accepté de payer la somme de Rs 1 611 722.

L’ICAC veut savoir, également, si les conditions d’emploi de Satyajit Boolell avec la Judicial and Legal Services Commission (JLSC), lui autorise à détenir un autre poste comme directeur d’une compagnie privée.

En attendant le verdict de la Cour Suprême, tant de questions restent sans réponses…

Le « treize » à la douzaine pour poursuivre l’enquête sur Satyajit Boolell…