L’EDB soutient les efforts nationaux pour développer davantage le secteur agricole
François Guibert - CEO de l’EDB, Charles Cartier - Chairman de l’EDB, Mahen Seeruttun - le ministre de l'Agro-Industrie et de la Sécurité alimentaire, Soomilduth Bholah - le ministre des Affaires, de l’Entreprise et des Coopératives et Dr Streevarsen Narrainen, Senior Economic Adviser au ministère des Finances.
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L’EDB soutient les efforts nationaux pour développer davantage le secteur agricole

L’Economic Development Board (EDB), organisme dont le rôle est d’agir comme facilitateur et comme passerelle entre le secteur public et le privé, a organisé jeudi un atelier sur le développement du secteur agricole. Cet événement, qui bénéficie de la collaboration de la Commission on Economic Affairs du National Economic and Social Council (NESC), s’insère dans le cadre des consultations pré-budgétaires. Plusieurs acteurs de l’agro-industrie locale, dont le ministre de tutelle, Mahen Seeruttun et le ministre des Affaires, de l’Entreprise et des Coopératives Soomilduth Bholah, ainsi que des représentants du secteur privé, y ont participé. De nombreux aspects liés à l’agro-industrie ont été abordés par les intervenants, notamment la sécurité alimentaire et les enjeux auxquels ce secteur est confronté, notamment les alternatives au sucre, l’adaptation au changement climatique et les nouveaux axes de diversification.

Tracer une feuille de route et identifier des seuils de croissance pour insuffler une nouvelle dynamique au secteur de l’agro-industrie. C’est la mission de la Commission on Economic Affairs, présidée par le ministre de l’Agro-industrie Mahen Seeruttun et opérant sous la coupole du National Economic and Social Council. En ligne avec son mandat d’organisme de promotion du développement économique, l’Economic Development Board (EDB) a été appelé à coordonner les efforts des divers acteurs impliqués dans un certain nombre d’industries jugées prioritaires. Ce premier atelier organisé jeudi fait partie des exercices à travers lesquels l’EDB compte aider les institutions à réaliser leurs objectifs de développement. Les axes identifiés, notamment l’agro-industrie, les TPME (très petites, petites et moyennes entreprises), les industries traditionnelles, la démographie et la disparité des compétences sur le marché de l’emploi, ainsi que le secteur des services, feront l’objet de consultations lors de divers ateliers prévus au cours des semaines à venir.

Intervenant à la cérémonie d’ouverture de cet atelier, placé sous le thème ‘Agro-Industry and Food Security – Unlocking a new phase of agricultural development’, Charles Cartier, Chairman de l’EDB, a souligné l’importance d’adopter de nouvelles pratiques, en faisant appel aux technologies disponibles pour un meilleur rendement, autant quantitatif et qualitatif. « Il faut comprendre que l’agriculture de demain sera essentiellement technologique, bio et donc écologique. L’agro-industrie Mauricienne devra rapidement adopter ces nouvelles donnes pour se réinventer. Déjà, il est rassurant de voir des entreprises locales faire usage de nouvelles techniques telles que les serres spéciales, l’aquaponie ou la fertilisation mécanique. D’ailleurs, l’EDB encourage et soutient cette culture entrepreneuriale basée sur l’innovation », a-t-il déclaré.

Charles Cartier a aussi évoqué le rôle de l’EDB non comme un simple organisme de support, mais comme un acteur essentiel dans la conception et l’implémentation de nouvelles stratégies de planification économique. « L’exercice d’aujourd’hui souligne le rôle clé de l’EDB dans cette logique qui vise l’émergence d’une nouvelle structure fondamentale pour tous secteurs essentiels à l’économie de Maurice. Notre rôle ne se résumera pas qu’à celui d’un simple accompagnateur. Nous allons faire en sorte d’implémenter toutes les stratégies qui vont dans le sens d’un développement économique durable et générateur de valeur », a-t-il ajouté.

Parmi les sujets qui ont fait l’objet de discussions lors de cet atelier, qui s’est tenu au Labourdonnais Waterfront, les enjeux climatiques et la prospection de nouveaux marchés ont été évoqués, tout comme une initiative nationale pour garantir la sécurité alimentaire. Suivant la table ronde au cours de laquelle des spécialistes de l’agro-industrie se sont penchés sur divers thématiques, plusieurs points ont été mis en exergue, notamment un changement radical dans la manière dont opère l’agro-industrie dans une perspective de pérennisation. Pour cela, il faudra que les producteurs envisagent d’autres produits agricoles rémunérateurs, et diversifier les marchés d’exportation. L’agriculture bio, qui est en grande demande sur le marché international, est l’une des pistes que les producteurs locaux pourraient exploiter. L’EDB, dans sa mission d’accélérer le développement économique bien planifié, compte aussi encourager plus de jeunes à se lancer dans la production agricole, ce qui amènera une nouvelle phase de développement pour le secteur.

L’EDB soutient les efforts nationaux pour développer davantage le secteur agricole