Politique Ti-palabre

Législatives : ces candidats «casseroles» et «cotomili» du Ptr

En marge des prochaines élections générales, le leader du Parti Travailliste a du fil à retordre pour arrêter une liste appropriée de candidats qui répondent au profil sociologique de chaque circonscription et aux attentes de l’électorat. Cela d’autant plus que Navin Ramgoolam persiste à vanter sur tous les toits qu’il irait seul aux prochaines législatives. Toutefois, à la lumière d’une première liste de candidats, publiée dans la presse, nombreux sont les électeurs et les observateurs qui déplorent d’y trouver de candidats qui préservent secrètement des « casseroles » et des « squelettes » dans leurs placards ou encore des « cotomili » dans leurs réfrigérateurs.

Dans la circonscription no 3, il y a Asraf Dulull qui est cité. On se souviendra que cet ancien ministre des Terres et du Logement avait été contraint à la démission dans une affaire de terrain au cours de la période de 2005-2010. Il est souligné que cet ancien cadre des Impôts aurait intervenu pour arranger les choses d’un bookmaker connu. Ayant pris ses distances des Rouges depuis 2010, il a à maintes reprises été reproché de damner les pions à Shakeel Mohamed, chef de file du Ptr au Parlement.

Au no 4, il se chuchote qu’il y aurait une guerre sournoise entre l’ancienne ministre de l’Egalité des Genres, Mireille Martin, transfuge du MSM et la secrétaire générale du Ptr, Kalyanee Juggoo pour y briguer les suffrages. Selon nos renseignements, en dépit de son statut de secrétaire générale, elle ne serait pas en honneur de sainteté aux yeux du leader, Navin Ramgoolam. Celle qui se vante d’être la Dame du Ptr est considérée comme étant «trop molle» dans ses prises de position par rapport aux questions de brûlante actualité. Des tractations seraient en cours pour qu’elle migre ailleurs à une autre circonscription. Artiste à ses heures et habituée de l’Afrique, Kalyanee Juggoo, avoue d’avoir crée une danse mo bouz bouze, la- la- la- la…

Au no 5 (Pamplemousses/Triolet), Ranjiv Woochit, celui qui aspire à remplacer Navin Ramgoolam ne semble pas faire l’unanimité. Ancien président du conseil de district de Pamplemousses/Riv du Rempart, on laisse entendre qu’il aurait un appétit grandissant. Etant l’un de principaux actionnaires de l’Eastern Stone Crusherer et de l’Eastern Vehicle Examination Station, à Laventure,il caresse de grandes ambitions d’être élu et de devenir ministre.

Ranjiv Woochit et sa clique se considèrent comme les propriétaires de Triolet, voire la circonscription no 5. Etant actuellement absent du pays, ses deux collègues, Rajen Seetohul et Robin Soonarane, pressentis pour briguer les suffrages aux prochaines élections n’auraient pas les coudées franches pour y organiser des activités. Comme quoi, il faudra attendre son retour au pays pour redémarrer.

Dans une autre circonscription  dans le nord du pays, on pointe du doigt à un «voler boutey delo» qui remue ciel et terre pour obtenir l’investiture du Ptr. Selon nos renseignements, Navin Ramgoolam serait mis au parfum de cet état de fait et ne saura tarder de prendre une décision pour «sauvegarder l’image du parti.» Un autre candidat potentiel dans cette même circonscription, enseignant de profession est reproché de faire un tri de meilleurs élèves pour donner des leçons. Comme quoi, seule l’élite a le mérite d’avoir une place au soleil.

A Piton/Rivière du Rempart, il y a une lutte acharnée entre deux anciens ministres rouges, en l’occurrence Satish Faugoo et Satyadeo Mootia en vue de l’obtention de l’investiture du Ptr. Alors que Mootia, issu de la famille Travailliste, est connu pour avoir fait un bon bout du chemin au sein du MSM en tant que député et PPS avant de se joindre au parti avec l’emblème charrette de Madun Dulloo et de retourner au bercail au Ptr, après la révocation de Madun Dulloo en 2008. Tantôt PPS et tantôt ministre de la Fonction publique, il gardait jalousement ses distances des sociétés socio-culturelles. Un état de fait qui agace, le Pundit Sunkur.

Par conséquent, il se verrait coiffé au poteau par le bouillant Satish Faugoo. Plusieurs fois ministre au sein de différents gouvernements de Navin Ramgoolam depuis sa première élection, à la partielle au no 9 (Flacq/Bon Accueil) en 1998, l’ancien Senior Magistrate de la Cour Intermédaire et ancien président de l’Arya Ravived Pracharini Sabha Satish Faugoo, est caractérisée par son arrogance inouie. N’étant pas un homme de terrain, il lui est reproché de manœuvrer dans l’ombre et de «sanz circonscription kuma simiz.» Après No 9, il a migré au No 5 ( 2005-2014), candidat battu à plates coutures au No 6 (Grand Baie/Poudre d’Or) aux élections de 2014, cette fois il lorgne no 7.

Selon nos renseignements, Navin Ramgoolam s’était vu contraindre de le faire changer de circonscription en 2014,vu qu’il était «mal vu au no 5.» «Il piquait de colères vives assez souvent à l’égard de mandants et se montrait arrogant et agressif à l’encontre de ceux qui devenaient dérangeants», s’est insurgé un des activistes rouges à Triolet.

Pour ce qui est d’Anil Bachoo, ancien ministre  des Infrastructures publiques, dont le cœur balance entre les circonscriptions nos 7 et  9, l’électorat a toujours en mémoire les fracas causés aux projets de la route Terre Rouge-Verdun et Ring Road. S’agissant de Terre Rouge-Verdun, un projet initialement estimé à Rs 2, 6 milliards a finalement coûté Rs 4,5 milliards, en conséquence des lacunes. Pour ce qui est de la Ring Road, les travaux ayant atteint la Montagne  Bluff, y sont restés en suspens. Vu des manquements ( suivi, supervision…) et l’absence de canalisations adéquats, les inondations de mars 2013, provoquant 11 victimes étaient dramatiques.

Anil Bachoo porte aussi sur la conscience les 10 morts et 45 blessés de l’accident fatal de l’autobus Blue Line de la CNT, à Montebello, Sorèze, en ce vendredi noir du 3 mai 2013 et le contrat farmineux, échelonné sur une période de 15 ans, accordé à Betamax pour le transport des produits pétroliers de Mangalore.

Dans le cas de Bachoo, la valise d’argent, volée du coffre de la voiture du ministre et qui aurait contenu Rs 75 M, destinées au financement de la campagne électorale de 2014 refait surface. On parle de «larzan coaltar»  Des questions se posent : cette valise d’argent a-t-elle vraiment disparu ou l’a-ton fait disparaître intentionnellement par «des mains invisibles» ? Il se chuchote que certaines tetes pensantes au Ptr savaient d’avance que l’alliance Ptr-MMM allait perdre les élections de 2014.

À suivre…

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