Les chauffeurs de taxi craignent que le projet d’Uber ne soit pas mort
Le Conseil des ministres a décidé qu'Uber ne sera pas mis en place
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Les chauffeurs de taxi craignent que le projet d’Uber revienne sur le tapis

« It has been decided that the request for introduction of UBER Transport Services or other similar services would not be acceded to ». C’est ce qui ressort du Cabinet ministériel du 19 octobre dernier. Uber ne sera finalement pas introduit au pays.

Raffick Bahadoor, président de la Taxi Proprietors Union parle certes de « victoire » pour chaque personne qui a participé à cette lutte. Il remercie dans la foulée Rama Valayden pour son « énorme » coup de main. Cependant, il affirme qu’Uber n’est pas mort. Selon lui, il faut se méfier de cet engagement. « Kot ena miltinasyonal ena larzan..ena retour ».

Il précise que « nous avons remporté une bataille, mais pas la guerre ». Il reste toutefois sceptique et indique que tout reste possible. « Ki dir ou ki prosin gouvernema pa met sa lor latab ? »

Raffick Bahadoor déclare qu’il n’y a pas d’engagement total de la part des politiciens. Pour lui, les syndicats de taxi devront demain affronter d’autres Conseils de ministres. « Nous restons sur nos gardes », souligne-t-il.

Yashpal Murrakhun, président de la Federation of Hotels Taxi Association (FHTA) ne crie lui aussi pas victoire suite à cette décision du Conseil des ministres. Il affirme que ce n’est qu’une simple décision du Cabinet. Selon lui, il y a des lois à modifier. Le président de la FHTA pense que cette décision laisse toujours le champ libre à l’introduction d’Uber à l’avenir tant que les lois appropriées ne soient pas modifiées ou mises en place.

Il cite notamment la mise sur pied d’un Taxi Desk dans les hôtels décidée par le Conseil des ministres en 2016, suite aux recommandations du comité ministériel présidé alors par Xavier Duval. Il explique que même après cette décision, les taxis illégaux opèrent toujours « faute de régulations appropriées ».

« C’est une bonne initiative, mais il reste à  régulariser pour concrétiser ce projet », avance-t-il. Pour ce dernier le combat continue. Yashpal Murrakhun rencontrera les membres exécutifs de la FHTA pour décider de la marche à suivre. Il affirme par ailleurs qu’il suivra cette affaire de près.

« Bizin mars lor kadav sofer taxi pou met Uber », c’est ce que nous a déclaré Ashraf Ramdin, secrétaire de la General Taxi Owners Union. Pour lui, la décision du gouvernement de ne pas aller de l’avant avec Uber n’est pas une victoire. En tant que syndicat « monn lite dapre seki lalwa dir », dit-il.

Il souligne qu’il faut respecter la loi et remercie dans la foulée son homme de loi, Me Rama Valayden et ses collègues. « Nunn travay byen dir », nous lance-t-il.

Les chauffeurs de taxi craignent que le projet d’Uber revienne sur le tapis