Les syndicats au lieu de fonctionner d'une seule voix sont comme un pare-brise volé en éclats
À toutes les personnes impliquées dans les activités syndicales, que ce soit en tant que président, secrétaire, membres du bureau, co-négociateurs, négociateurs, consultants ou conseillers techniques.
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Les syndicats au lieu de fonctionner d’une seule voix sont comme un pare-brise volé en éclats

À toutes les personnes impliquées dans les activités syndicales, que ce soit en tant que président, secrétaire, membres du bureau, co-négociateurs, négociateurs, consultants ou conseillers techniques.

Permettez-moi tout d’abord de dire que cette lettre ouverte est en fait dans l’intérêt de tous les travailleurs, dirigeants syndicaux, syndiqués et employés qui ne sont membres d’aucun syndicat dans la République de Maurice.

La classe ouvrière dépend des syndicats et des syndicalistes pour lutter pour leurs droits. Cependant, je peux dire qu’aujourd’hui la situation est telle que les travailleurs sont vraiment perdus parce que les syndicats au lieu de fonctionner d’une seule voix sont comme un pare-brise volé en éclats et n’inspirent plus de confiance aux travailleurs.

Pour moi, c’est la principale raison pour laquelle il y a tant de travailleurs non syndiqués à Maurice. Actuellement, il est déplorable de noter qu’il y  seuls 25% travailleurs syndiqués à Maurice.

Je crois fermement que cette situation peut être inversée en éliminant l’ego de tout un chacun. 

Par la grâce de Dieu durant les années 1800 et suivantes, nous avions à Maurice des syndicalistes de la trempe d’Emmanuel Jean Baptiste Caromi Anquetil pendant la période 1885 à 1946, Guy Rozemont 1915 à 1956, Pandit Sahadeo, Pandit Ramnarain et Rajen Pillay. Grâce aux efforts du Dr Jules Maurice Curé, pour la première fois la fête du Travail a été célébrée à Maurice en 1938.

Aujourd’hui, les syndicats, les fédérations et confédérations à Maurice sont divisés, voire fragmentés en morceaux alors que nos dirigeants syndicalistes «letemps Margoze» étaient de «Enn sel La Voix», et étaient unis pour lutter pour les droits de la classe ouvrière sans agenda caché. 

A cette époque, il n’y avait aucun problème de voyage, Per Diem, membres des conseils d’administration ou encore lutte pour être le plus représenté dans un secteur spécifique.

C’était un plaisir en ces temps, où les employés se rassemblaient sur une seule et même plate-forme pour célébrer la fête du Travail. Aujourd’hui, chaque syndicat, fédération et confédération est divisée. Si les syndicats restent divisés, il n’y aura jamais de force réelle et fiable pour lutter pour les droits des travailleurs. Cette situation est dans l’intérêt des employeurs et non dans celle des travailleurs.

Je lance un appel aux syndicats pour qu’ils reconsidèrent leur position et leurs opérations dans un souci de noblesse, comme c’était le cas, il y a des années. Pour atteindre cet objectif, il est important que les syndicats ne soient pas opportunistes et mettent de côté leurs divergences.

Par la présente, je demande solennellement que, dans un souci de transparence, chaque syndicaliste déclare chaque année dans une presse publique ses biens depuis qu’il a adhéré aux activités syndicales, ses gains mensuels, les détails du voyage, d’autres avantages, tels que les allocation de représentation des travailleurs ou en tant que membre du conseil d’administration et revenu de l’étranger. 

En outre, le syndicaliste doit pouvoir publier des rapports sur les retombées de sa mission et ses résultats. Cette noble action inspirera et motivera les travailleurs non syndiqués à adhérer aux syndicats et cela renforcera les syndicats pour lutter contre les vents forts et le tsunami à venir.

Ce qui précède ne doit pas être pris négativement mais plutôt comme un critique positif dans l’intérêt des travailleurs et du syndicat.

Vive la klass sindikal.

Rajesnarain Gutteea

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