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L’usine sucrière de Médine ferme ses portes

En marge de la réforme de l’industrie sucrière, résultant à la centralisation, l’usine sucrière de Médine ( «Medine Milling Company Ltd» ) ferme ses portes, apprenons-nous des sources bien informées, dans les milieux proches du secteur privé et du gouvernement. Raison évoquée, l’établissement sucrier de Médine accumule des pertes se chiffrant à plusieurs millions, provoquées par la baisse du prix de sucre sur le marché mondial et les coûts de production élevés.

La demande pour la fermeture de l’usine sucrière de Médine datent à la mi-septembre et il est souligné que plus d’une centaine d’employés, dont de membres du personnel, des artisans et de cadres, sont concernés.

Compte tenu de la superficie des terres sous culture de la canne à Médine est conséquente, il est soutenu qu’une solution doit être trouvée pour acheminer ses cannes («chopped»), à une usine sucrière alternative. Dans les milieux proches du dossier à Médine, on laisse entendre qu’il y a une forte possibilité que les cannes seront acheminées à Terra dans le nord du pays.

S’agissant du sort des employés, il est établi qu’en vertu du Blue Print de 1997, ils percevront chacun des indemnités et un lopin de terre d’une superficie entre 8 et 16 perches, dépendant de leurs nombre d’années de service. Il nous revient que l’enveloppe du package, décidé sous le Blue Print se chiffrerait à Rs 1 milliard.

Néanmoins, certaines questions subsistent : (a) le nombre de petits planteurs concernés par la fermeture ;  (b) les mesures prises par Médine pour passer sur la balance et transporter les cannes des petits planteurs ; les horaires que les cannes seront transportées à une sucrerie alternative ?

Rappelons que la réforme de  l’industrie sucrière préconisait le VRS aux laboureurs selon la Sugar Industry Efficiency Act de 2001.  En 2000, Pravind Jugnauth était un des dirigeants politiques à prendre l’initiative pour mettre en œuvre le projet de réforme dans l’industrie sucrière.

Compte tenu du processus de la réforme, l’Union Européenne y a contribué par la suite. Par conséquent, des 151 usines sucrières qui ont fermé leurs portes, la dernière en date, était celle de Deep-River/Beau-Champ (DRBC). Avec la fermeture de l’usine sucrière, Maurice se retrouvera avec seules trois usines sucrières, regroupées au sein d’Alteo et Terra.

Cette réforme était mise en œuvre par la l’ex-Mauritius Sugar Authority (MSA), une des six SPIs qui s’étaient fusionnées en 2012-2013 pour former la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA), en vue de réduire les coûts.

Sollicitée en vue de lui permettre d’expliquer les raisons de cette fermeture, et les mesures à prendre pour compenser les employés et l’acheminement de ses cannes, la direction de l’usine sucrière de Médine n’a pas encore jusqu’ici répondu à nos questions.

L’usine sucrière de Médine ferme ses portes