A Cottage - Pravind Jugnauth: “Je suis un homme de terrain, j’y reste”
C’était, au Village Hall de Cottage, cet après-midi de jeudi 8 août, après un état des lieux des travaux de drains qui sont en cours à Fond du Sac et Cottage, deux villages qui étaient sérieusement touchés par des inondations, lors des pluies torrentielles de décembre 2018 et au début de 2019. 
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Nu planter, nu lavenir – Pravind Jugnauth: «Pour une nouvelle réforme de l’industrie cannière»

Le Premier ministre, Pravind Jugnauth s’est prononcé pour une nouvelle réforme de l’industrie cannière. C’était lors d’une rencontre avec des planteurs de la canne, au Farmer’s Service Centre de St-Pierre, jeudi 11 juillet en marge de la vulgarisation des mesures du Budget 2019-2020 sous le thème Nu planter, nou lavenir, destinées aux planteurs de la canne. A la même occasion, il a passé en revue les mesures mises en oeuvre par le gouvernement depuis 2015.

«Certains ont des divergences, je n’en disconviens pas. Mais, toujours est-il qu’il est impérieux que nous puissions travailler ensemble pour la réussite de cette nouvelle réforme de l’industrie cannière», a plaidé Pravind Jugnauth, encadré du ministre de l’Agro-Industrie et de la Sécurité alimentaire, Mahen Seeruttun, de principaux responsables de la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA), Jugdish Bundhoo (CEO), Raj Kamal Soniah (directeur de la Farmers’ Service Agency) et en présence de ses deux colistiers, les ministres Yogida Sawmynaden et Leela Devi Dookun-Luchooman. 

S’agissant les mesures budgétaires 2019-2020, énoncées pour ce secteur, le Premier ministre qui s’est dit être «un passionné de l’agriculture» a accentué sur le paiement de Rs 25 000/tonne de sucre sur les premiers 60 tonnes; les avances versées aux planteurs de cannes par le Mauritius Sugar Syndicate (MSS); les 50% d’avances, octroyées aux planteurs pour les fertilisants l’an dernier par la MCIA ne doivent pas être remboursées; les Rs 15 M destinées à l’achat d’équipements pour effectuer de petits planteurs; les Rs 40 M pour replanter des boutures de la cannes dans les champs ou sur les terres abandonnées; le write-off du montant des arrérages sous le Field Operations Regrouping Project (FORIP), entre autres. «Pour ce qui est du “Derocking” (epierrage, ndlr), le gouvernement a prévu plus de Rs 1 milliard. En 2016, la DBM a rayé les intérêts sur des emprunts se chiffrant à plus de Rs 150 000», a-t-il dit.

A l’issue de la cérémonie d’explication, le premier ministre, Pravind Jugnauth a eu une rencontre avec de planteurs, venus en grand normbre, pour un exercice de questions-réponses.

 

Poursuivant son intervention, Pravind Jugnauth a argué que les mesures qui sont prises actuellement auraient dû l’être en 2000, lorsqu’il faisait partie d’un premier gouvernement (MSM-MMM, ndlr). «Un plan de réforme de l’industrie sucrière aurait dû être mis en oeuvre en 2000. Cela d’autant plus que l’Union Européenne avait préconisé la fin du régime sucrier. Il était convenu que les Pays moins avancés (PMA), à l’instar du Brésil, de la Thailande… pouvaient continuer à avoir accès au marché européen avec la fin du régime sucrier», a soutenu le Premier ministre. La question qui se posait, a-t-il souligné c’était: à quel prix, pouvaient-ils  vendre leur sucre?

«Le comble est que lorsque des cyclones s’approchent, voire en alerte 4, qu’on envisage de prendre des précautions pour consolider la maison. En 2000, la situation était identique. On était en alerte 3», a martelé le Chef du gouvernement dans un langage métaphorique pour expliquer la situation qui prévaut dans l’industrie cannière. «Fort heureusement, j’avais pu élaborer le Sugar Sector Strategic Plan. Si je ne l’avais pas mis en oeuvre, l’industrie sucrière aurait déjà fini de mettre la clé sous le paillasson», a maintenu Pravind Jugnauth.

De ce fait, il s’est fier de venir de l’avant une nouvelle fois avec des mesures, destinées aux planteurs, usiniers et employés. A cet effet, il a mentionné le Voluntary Retirement Scheme (VRS)«En dépit des critiques, je suis reconnaissant envers tous, même envers ceux qui m’ont critiqués (…) Je suis d’autant plus fier sur un autre dossier. C’est moi qui avais mené les discussions avec l’UE pour obtenir de l’argent, c’-à-d, des mesures d’accompagnement, vu que nous n’avons pas de soutien financier. Nous en avons reçu Rs 14 milliards. Je remercie l’UE»

Pour ce qui est des mesures mises en oeuvre par le gouvernement depuis 2015, Pravind Jugnauth a énuméré: (i) support financier additionnel de Rs 3 400/tonne de sucre pour la coupe de 2014; (ii) revenu additionnel de Rs 1 820 pour la saison de coupe de 2016; (iii) augmentation de la taxe sur l’importation de sucre blanc passant de 15% à 80% en vue d’aider les planteurs; double revenu sur l’alcool passant de Rs 20/litre à Rs 40/litre; revenu additionnel de Rs 1 250/tonne sur la bagasse pour la saison de coupe de 2018, entre autres.

«A titre d’exemple, je tiens à dire que pour la bagasse, les planteurs percevaient Rs 100/tonne en 2016; Rs 1 225/tonne en 2018 et cette fois Rs 2 500/tonne. Je sais quel prix qu’on doit accorder aux planteurs. Cela démontre l’effort que le gouvernement fait preuve pour assurer le bien des planteurs», a renchéri Pravind Jugnauth. Il a souligné que des experts se penchent sur la bagasse, vu qu’elle est utilisée pour la production de l’électricité.

Nu planter, nu lavenir – Pravind Jugnauth: «Pour une nouvelle réforme de l’industrie cannière»