Oeuvres des artistes internationaux : le piratage s’intensifie
Selon le ministère des Arts et de la Culture, le piratage est un phénomène mondial mais la conscientisation demeure importante.
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Oeuvres des artistes internationaux : stop au piratage !

Même avec la venue d’internet, de Youtube et des milliers autres options pour écouter de la musique, les CDs sont toujours en grande demande. Il y a toujours plusieurs magasins qui commercialisent les œuvres des artistes locaux aussi bien qu’internationaux. Cependant, certaines personnes dans le secteur de l’art et de la culture se posent des questions sur la vente des CDs d’artistes internationaux. Selon certains, le piratage s’intensifie.

Suite à une enquête menée par Inside News, nous avons remarqué que bon nombres de personnes affirment que les pochettes sont d’une qualité déplorable. « Tout semble indiquer que les pochettes contiennent des CDs piratées », nous indique une source. Cette dernière évoque également les récents amendements à la Copyright Act 2014. Elle se demande si les autorités ne devraient pas saisir les CDs piratés.

De plus, certaines personnes, qui ont voulu garder l’anonymat, indiquent qu’il y a beaucoup d’œuvres, exposées dans les magasins, ne comprennent pas d’éléments qui pourraient les distinguer des œuvres piratées. On se demande qu’en est-il des œuvres internationales. Quelles sont les règlements ?

Savoir reconnaître le piratage 

Selon un responsable du ministère des Arts et de la Culture, on peut facilement reconnaître une œuvre originale. La clause 34 de la Copyright Act 2014, stipule que si une œuvre est commercialisée, il faut qu’elle porte le symbole « P » et aussi l’hologramme de la MASA (Mauritius Society of Authors). L’année de la première publication de l’œuvre doit être inscrite et il y doit également avoir le nom du titulaire du droit d’auteur.

D’autre part, avant de mettre un ouvrage international en vente, il faut avant tout un permis de la MASA.

Le piratage un phénomène mondial

Selon une source autorisée du ministère des Arts et de la Culture, le piratage est un phénomène mondial. Il faut avant tout conscientiser le public de ne pas acheter les CD piratés. « Si pena demann, li pou decouraz supply », nous dit-elle.

Notre source rappelle que la Copyright Act a été amendée en décembre 2017 avec pour objectif de décourager la vente illégale des CD. Dans le passé, c’était uniquement les vendeurs qui étaient sanctionnés mais à présent la personne qui achète des CD pour les recopier est aussi sanctionnée.

Notre source réitère que c’est justement pour aider à combattre le piratage et protéger les droits d’auteurs que des amendements ont été apportés à la Copyright Act.

Mais sont des lois plus sévères nécessaires ? « Les nouvelles lois de la Copyright Act prévoient déjà des sanctions plus sévères », nous dit notre source.

Un protocole mis en place pour rapporter les cas de piratage

Le ministère des Arts et de la Culture avait mis en place un protocole pour rapporter les cas de piratage en période de fin d’année. Du côté du ministère de tutelle, on nous confirme que ce protocole est toujours en vigueur que ce soit au niveau de l’Anti Piracy Unit et à la MASA. Rappelons que l’Anti Piracy Unit est en place depuis 2001.

Maurice signataire de la convention de Berne

D’autre part, Maurice est signataire de la convention de Berne qui a pour but de protéger des œuvres et des droits d’auteurs. Ceux-ci ont la possibilité de contrôler la manière dont leurs œuvres sont utilisées. Les auteurs étrangers sont protégés aussi bien que les Mauriciens.

La MASA est l’instance régulatrice qui s’assure que le droit d’auteur soit st respecté. « La MASA demeure le rempart contre l’exploitation des créateurs et le piratage des œuvres », indique-t-on du côté du ministère des Arts et de la Culture.

D’autre part, notre source affirme que la loi a certes été amendée mais pour arriver à éliminer complètement le piratage cela prendra sans aucun doute du temps. « L’éducation des consommateurs demeure importante », affirme la responsable au niveau du ministère. Elle précise que l’avènement des technologies ne facilite également pas la tâche.

Oeuvres des artistes internationaux : le piratage s’intensifie