Opinion - Ces chaînes humaines s’érigeant en boucliers pour protéger des trafiquants
Mais ce qui est troublante, incompréhensible est cette mauvaise tendance de groupes d’habitants dans différentes régions gangrenées par le trafic de drogues et infestées de caïds qui font à chaque fois de la résistance aux opérations policières.
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Opinion – Ces chaînes humaines s’érigeant en boucliers pour protéger des trafiquants

La population mauricienne dans son ensemble dénonce et récuse le trafic de drogue. S’ajoutent à cette mouvance, des ONG, des travailleurs et des personnes à titre individuel qui œuvrent pour la cause de la drogue à leurs risques et périls. Mais ce qui est troublante, incompréhensible est cette mauvaise tendance de groupes d’habitants dans différentes régions gangrenées par le trafic de drogues et infestées de caïds qui font à chaque fois de la résistance aux opérations policières.

La dernière opération en date est à la route Cocoteraie, Sainte Croix, le 16 novembre, lorsque plus d’une centaine de résidents s’en sont pris à l’effectif de l’ADSU et aux éléments la SSU qui y ont fait une descente des pour mettre la main sur un trafiquant de drogue présumé et saisir une voiture privée, soupçonnée d’être impliquée dans le trafic de drogue.

Par conséquent, les forces de l’ordre se sont vues contraindre à tirer deux coups de feu dans l’air pour disperser la foule. Le présumé marchand de la mort, fiché déjà par la police, a donné du fil à retordre à l’ADSU. A un moment donné, il a même tenté d’incendier la voiture, une Toyota Vitz de couleur noire, en vue de faire disparaître les pièces à conviction.

La dernière opération en date est à la route Cocoteraie, Sainte Croix, le 16 novembre, lorsque plus d’une centaine de résidents s’en sont pris à l’effectif de l’ADSU et aux éléments la SSU qui y ont fait une descente des pour mettre la main sur un trafiquant de drogue présumé et saisir une voiture privée, soupçonnée d’être impliquée dans le trafic de drogue.

Sans baisser les armes, les forces de l’ordre ont pu remorquer la voiture aux Casernes centrales. De ce fait, en procédant à une fouille minutieuse du véhicule, il est souligné que l’ADSU a découvert 214 grammes de l’héroïne pour une valeur de Rs 3,2 M, à l’intérieur du tableau de bord.

Voici trois ans (3 novembre 2016), vers 4h30 du matin, nous avions assisté à un spectacle identique à la Cité Sainte-Claire, Goodlands. L’ADSU, épaulée par la SSU et des des commandos du Groupe d’intervention de la police mauricienne (GIPM et de l’Helicopter Squadron, a dû mobiliser un effectif de 150 policiers pour traquer un caid de la drogue. Louis John Brant, un tailleur des pierres à première vue était dans le viseur de l’ADSU depuis plusieurs années.

Lors de cette opération musclée, l’ADSU a découvert une somme de Rs 5 M dans la maison du suspect. De plus Rs 185 000 ont été découvertes à l’intérieur d’une table en béton.

Idem, à la Cité Argy, Flacq, Résidence Barkly, Beau-Bassin, ou encore à Résidence Kennedy, Quatre-Bornes, où des habitants, voire des chaînes humaines, agissant en tant que boucliers pour protéger des trafiquants et marchands de la mort.

La question se pose: pourquoi ces franges de la population se rangent-elles du côté de la mafia contre l’ADSU et les forces de l’ordre? Pourquoi protègent-ils des marchands de la mort, d’autant plus qu’ils sachent très bien les méfaits de la drogue dans leurs régions et leurs quartiers. Bénéficient-ils des gains de cette protection rapprochée?

Selon certains témoignages dans les milieux de la police, il est révélé que des trafiquants de drogue auraient soudoyé des habitants. Certains trafiquants engagent comme jockeys/dealers de jeunes de ces régions.

« Ena bann trafikan ki donn larzan kan ena laniverser, lamor, etc… Zot kit enn ti kas ek zot pou pey lalimier, delo… bann la ed zot. Bann trafikan-la inn kre enn ti geto. Lerla, kan lapolis vini, bann abitan-la protez zot. Cité Ste-Claire ti pe vinn enn plas kot lapolis pa ti pe kapav rantre, zot bat gard ek kraz van », a confié un policier ayant participé à plusieurs opérations à la Cité Ste Claire.

Compte tenu des recommandations du rapport de la Commission d’enquête sur la Drogue résultant à l’institution d’une Task Force et d’un Drug Council, sous la présidence du Premier ministre, Pravind Jugnauth, plus que jamais, les autorités concernées doivent redoubler les efforts pour traquer et débusquer les trafiquants de drogues et d’autres trafics illicites, là où ils se terrent. Outre d’être traduits en cour de justice, ces trafiquants doivent être envoyés en prison. Bon nombre de brebis galeuses de l’ADSU ayant été mis au rancart, tout doit être fait pour tout démanteler.

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