[Opinion] Pétards: des leçons à tirer du drame de la Tour Koenig
Des pétarades du réveillon de la Saint Sylvestre a causé un drame à la rue Sparrow, Tour Koenig. Bilan : quatre victimes, dont un mineur, âgé de 13 ans et les vitres de fenêtres de la maison d’une famille voisine ont volé en éclats.
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[Opinion] Pétards: des leçons à tirer du drame de la Tour Koenig

Au matin du 1er janvier 2019, l’Ile Maurice s’est réveillée sous le choc. Des pétarades du réveillon de la Saint Sylvestre a causé un drame à la rue Sparrow, Tour Koenig. Bilan : quatre victimes, dont un mineur, âgé de 13 ans et les vitres de fenêtres de la maison d’une famille voisine ont volé en éclats. Un autre accident, cette fois, survenu dans le lagon de Grand Baie au soir du 31 décembre : un yatch y a été la proie des flammes en l’espace de quelques minutes, lorsque un feu d’artifices sur sa lancée, a atterri dans l’embarcation. A l’arrivée des pompiers, il était déjà trop tard. Le yatch était complètement détruit.

Ces incidents qui auraient pu avoir des conséquences très graves méritent une réflexion sérieuse sur la façon peu cavalière que bon nombre de Mauriciens sonnent des pétards à l’occasion des fêtes (Noël, nouvel an, Divali, Printemps…), grandes occasions ( mariages, fiançailles, baptêmes, première communion…) ou tout simplement après des matchs de football internationaux, pour célébrer la victoire de l’équipe des uns ou la défaite de celle des autres. Cela en plein cœur des habitations ou zones hautement résidentielles.

Il est un fait que nombre de Mauriciens ne savent pas comment sonner des pétards. Ils ignorent les normes et ne respectent pas les relations de bon voisinage. Bric à brac, ils font éclater des pétards de bas de gamme, importés de la Chine, de l’Inde et de pays de l’Asie. Il est un fait que ces pétards sont des bombes ambulantes qu’on fait exploser à proximité de vos maisons et fenêtres.

Les tireurs en majeure partie des jeunes, insouciants, inciviques, voire des sadiques, font fi des règles et causent beaucoup de pollution sonore, incommodant tout le voisinage, petits et grands ou encore des personnes âgées qui sont les plus vulnérables. Le comble est que ces jeunes, dont certains sont déjà sous l’euphorie ou les effets des drogues synthétiques, ne veulent rien comprendre.

Autre facteur déterminant qui aggrave la situation est que plus les gens ont de l’argent, plus elles font un malin plaisir à faire éclater des pétards les plus puissants et les plus dangereux, mettant en péril la vie de larges franges de la population.

Chapeau à certains grands hôtels ! Ils prennent, chaque année, des dispositions strictes pour lancer des pétards et feux d’artifices au loin dans des lagons, cela avec l’aide des équipes d’électriciens professionnels. Une manière d’assurer la sécurité de leurs clients et du public en général.

Le gouvernement, à travers la Beach Authority, a pris une louable initiative d’interdire de sonner des pétards sur les plages publiques au cours de décembre 2018. Toujours est-il que nombre de Mauriciens ont fait fi de ces règlements en faisant comme bon leur semble.

Par conséquent, il est souhaitable que les autorités supérieures du pays songent sérieusement à endurcir la législation existante, notamment le Code Pénal et l’Environment Protection Act, pour établir et faire respecter de nouvelles normes. Les Enforcement Agencies, à l’instar de la police et des équipes de la police de l’Environnement, soutenues par la National Coast Guard (NCG) et la SMF, doivent se redynamiser pour assurer des patrouilles régulières dans des quartiers chauds et des zones hautement résidentielles pour traquer les hors la loi, les pollueurs patentés et faire respecter la loi en période des fêtes.

Trop. C’est trop ! L’heure a sonné pour mettre un terme à cette situation anarchique qui a trop durée. Maurice, Ile Durable, Maurice Petit Etat Insulaire mérite mieux que ça.

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