Padayachy: “Le programme gouvernemental expose notre vision et notre engagement pour l'avenir”
Arguant que c'est une “vision tournée vers l'avenir, basée sur le triptyque”, le Grand Argentier a accentué sur trois aspects: inclusivité, durabilité et création de richesse.
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Padayachy: “Le programme gouvernemental expose notre vision et notre engagement pour l’avenir”

“Le programme gouvernemental expose notre vision et notre engagement pour l’avenir de Maurice”: a lancé le ministre des Finances et du Développement économique lors de son intervention sur le Discours-Programme 2020-2024 à l’Assemblée Nationale, lundi 24 février. Arguant que c’est une “vision tournée vers l’avenir, basée sur le triptyque”, le Grand Argentier a accentué sur trois aspects: inclusivité, durabilité et création de richesse.

“Cela est le cœur de notre philosophie. Notre détermination pour gagner la bataille de l’inclusion sociale est aussi puissante que nos efforts pour faire de Maurice un modèle dans cette partie du monde”, a soutenu Renganaden Padayachy. Mais ce qui importe le plus, a-t-il indiqué, c’est la confiance qu’un Premier ministre apporte à un pays. “La confiance est fondamentale pour progresser. La confiance émane d’un leadership fort”, a maintenu le ministre des Finances. Selon lui, la confiance engendre, également, le «sens de l’écoute».

“Le premier ministre a toutes ces qualités. Et il l’a montré à maintes reprises depuis le tout début de son mandat de Premier ministre en janvier 2017. Le leadership et le renforcement de la confiance vont de pair. Grâce à la confiance que le Premier ministre a insufflée au pays, l’économie continue de croître et le chômage et l’inflation continuent de baisser”, a soutenu le ministre des Finances. “Aujourd’hui, nous misons sur le facteur de bien-être que le Premier ministre a apporté pour faire avancer notre programme de développement”, a-t-il ajouté.

Selon Renganaden Padayachy, il n’y a absolument aucun doute, aujourd’hui que “notre équipe incarne la confiance et la sérénité.”

Rappelant que le peuple a fait son choix en croyant en le destin de son pays, il a maintenu: “Il a choisi une majorité qui est à l’écoute de la République de Maurice dans sa globalité.”

“A ceux qui doutent encore que Maurice ne pourra pas surmonter les enjeux qui se dressent sur la route de son développement, je les renvoie au bilan du gouvernement sous le mandat premierministériel de Pravind Kumar Jugnauth. Jamais auparavant un Gouvernement ne s’est autant intéressé au bien-être de sa population”, a maintenu Renganaden Padayachy. 

Il a déclaré que la philosophie est limpide: placer l’humain au cœur de la stratégie de développement du pays. Il s’est tenu à ses convictions: « Qu’il soit tout à fait possible et légitime d’imaginer une République de Maurice prospère, durable et inclusive.» 

Renganaden Padayachy a rappelé que le Premier Ministre a déjà enclenché ce vaste chantier d’inclusion sociale avec l’introduction du Negative Income Tax, du salaire minimum et de la « solidarity levy ». “Nous aurons, de ce côté de la Chambre, la volonté politique de poursuivre l’action de répartition de la richesse nationale”, a-t-il insisté. 

Le ministre des Finances a avancé l’argumentation que les études ont prouvé que les transferts directs sont la façon la plus efficace pour réduire les inégalités sociales. “Cela veut dire que ceux qui ont prôné, pendant des années, la théorie du ruissellement, se sont non seulement fourvoyés, Mais pire ! Ils ont grandement contribué à l’accroissement des inégalités dans notre pays”, a déploré Renganaden Padayachy. 

La preuve, a-t-il maintenu, grâce aux mesures prises par le Gouvernement issue des urnes en décembre 2014, le coefficient de Gini a baissé, passant de 0,386 en 2012 à 0,365 en 2017.  

“Et en 2020, selon les dernières, estimations et  projections de la Banque Mondiale, ce chiffre devrait encore baisser à 0,34”, a fait remarquer le ministre des Finances. “Cela grâce à l’introduction de l’impôt négatif, du salaire minimum et de l’augmentation de la pension de vieillesse”, a-t-il ajouté. 

Dans un autre volet de son intervention, Renganaden Padayachy a rassuré: “Nous travaillerons pour être plus efficaces, avec une gestion optimale de nos finances publiques et en étant rigoureux dans les dépenses. Nous proposerons des politiques économiques conjoncturelles et les réformes structurelles qui nous permettront: (i) de rester sur la trajectoire d’une croissance économique forte et équilibrée, proche de la croissance potentielle; (ii) d’augmenter notre potentiel économique; (iii) d’améliorer nos recettes publiques et (iv) surtout de maintenir les dépenses à un niveau soutenable”. 

S’agissant de la dette publique, il a déploré que “certains veulent créer une psychose sur le sujet.”

“Or, la dette publique, ce sont les routes, les hôpitaux publics, les écoles publiques, les outils pour assurer la sécurité publique. C’est l’amélioration de la distribution de l’eau et de l’énergie. C’est, surtout, investir dans l’avenir de notre pays d’autant plus que la conjoncture y est favorable avec des taux d’intérêt bas, plus bas que le taux de la croissance économique”, a argué Renganaden Padayachy. 

En revanche, face aux menaces et enjeux qui guettent le pays, il a maintenu: “Nous devons mener à bien toutes les réformes nécessaires pour améliorer la résilience de notre économie et assurer notre état providence.” 

Par ailleurs, le ministre des Finances a souligné que “la clé de la réussite, c’est l’ouverture.”  “S’ouvrir aux compétences, s’ouvrir à l’expertise, s’ouvrir aux investissements. S’ouvrir aux talents. Ce n’est qu’ainsi que nous porterons le pays à une étape supérieure de son développement (…)Cette ouverture dont je vous parle comprend également la facilitation des affaires”, a renchéri Renganaden Padayachy. 

 Padayachy: “Le programme gouvernemental expose notre vision et notre engagement pour l’avenir”