Paradis fiscaux: Maurice fait partie des Etats “too big to list”, selon Oxfam 
Dans une interview le porte-parole de l’Oxfam, Quentin Parrinello, a affirmé que Maurice fait partie des Etats "too big to list."
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Paradis fiscaux: Maurice fait partie des Etats “too big to list”, selon Oxfam 

Maurice est cité dans le magazine Mariane par rapport à la liste noire des paradis fiscaux, établie par la France. Dans son numéro en date du 7 janvier 2020, l’ONG Oxfam est d’avis que cette liste noire des paradis fiscaux français est “complètement à côté de la cible.”  Ainsi, dans une interview le porte-parole de l’Oxfam, Quentin Parrinello, a affirmé que Maurice fait partie des Etats “too big to list.

“Comme il y a des banques dites “too big to fail” – trop grosses pour couler -, il y a des Etats “too big to list” – trop gros pour être listés -, pour des raisons purement politiques et diplomatiques : la Suisse, qui conserve une fiscalité très incitative pour les entreprises, l’Etat américain du Delaware, Singapour, Hong-Kong, ou encore l’île Maurice”, répond, le porte-parole de l’Oxfam par rapport aux critères de fonctionnement ces listes noir.

En réponse à une autre question de Mariane, relative à certains Etats qui “jouent volontiers sur les règles…”, Quentin Parrinello, répond: “De nombreux pays ont adapté leurs législations pour contourner les critères européens, tout en continuant à jouer le jeu de la concurrence fiscale entre Etats. C’est par exemple le cas de l’île Maurice, qui est l’un des paradis fiscaux préférés des pays d’Afrique. L’un des critères de l’UE est l’existence d’un taux préférentiel d’imposition pour les sociétés étrangères. Le gouvernement a tout simplement choisi d’aligner par le bas le taux de son impôt sur les sociétés mauriciennes sur celui de son taux d’impôt pour les multinationales, de sorte à ne plus être considéré comme préférentiel…”

Il faut dire que la France a revu sa liste noire des paradis fiscaux, contenant désormais le nom de 13 pays à défaut de de sept par un arrêté publié au Journal officiel ce mardi 7 janvier, la France a revu sa liste noire des paradis fiscaux. Les 13 Etats ou territoires qui y sont désormais inscrits sont les suivants : Anguilla, les Bahamas, les Fidji, Guam, les Iles Vierges américaines, les Iles Vierges britanniques, Oman, le Panama, les Samoa américaines, les Samoa, les Seychelles, Trinité-et-Tobago et le Vanuatu. 

Par conséquent, le porte-parole de l’Oxfam exprime son insatisfaction. “L’intérêt d’une liste dépend des critères qu’on lui fixe, et là, ils ne sont clairement pas assez ambitieux. En l’occurrence, ils devraient être revus. En matière de volume financier concerné par l’évasion fiscale, cette liste vise complètement à côté de la cible : en 2016, Oxfam avait recensé 1.454 filiales d’entreprises du CAC 40 déclarées – et ce n’est donc que la partie émergée de l’iceberg – dans des paradis fiscaux. Celles qui étaient enregistrées dans les 13 micro-pays figurant sur la liste noire publiée aujourd’hui n’en représentent même pas 1 %”, argumente Quentin Parrinello.

Paradis fiscaux: Maurice fait partie des Etats “too big to list”, selon Oxfam