Pravind Jugnauth: «Ce budget générera un taux de croissance de  4% du PIB»
De ce fait, il a refuté les critiques des politiques sur son budget.
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Pravind Jugnauth: «Ce budget générera un taux de croissance de 4% du PIB»

«Ce budget générera un taux de croissance de 4% du PIB en termes réels, à un moment où l’économie mondiale devrait connaître une croissance beaucoup plus lente, comprise entre 2,6 et 3%», a soutenu Pravind Jugnauth dans un 2e volet de son Summing-up sur le Budget 2019-2020. De ce fait, il a refuté les critiques des politiques sur son budget.

«Une croissance du PIB de 4% pour notre pays signifie également une augmentation de près de 4% du revenu par habitant, ce dont très peu de pays à travers le monde peuvent se vanter», a-t-il argué. Il a expliqué comment atteindre cette richesse. L’objectif principal du budget est de stimuler la compétitivité grâce à l’innovation et à l’intelligence artificielle, a-t-il dit. Arguant que le danger de prendre du retard, si le pays n’innove pas est clair.

«En effet, l’innovation est ce qui permettra à ce pays d’éviter le piège du revenu intermédiaire. Je suis très confiant que notre pays pourra atteindre le statut de pays à revenu élevé d’ici 2023, comme je l’ai annoncé dans mon discours sur le budget 2017-2018. Je pense que si nous maintenons la trajectoire de croissance en hausse, l’inflation faible et stable et la stabilité de notre taux de change, nous pourrons même atteindre ce statut plus tôt qu’en 2023», a soutenu Pravind Jugnauth.

Abordant les autres critiques formulées à l’égard de l’économie, le Premier ministre a déploré: «Il y a presque un effort concerté – je devrais dire une complicité parmi les membres de l’opposition pour créer l’impression que ce budget ne donne pas à notre pays les moyens de créer de la richesse et des emplois. Pourtant, l’ensemble de la partie du budget consacrée à l’économie consiste à accroître la capacité du pays à produire de plus en plus efficacement.» 

Pravind Jugnauth a maintenu que ce ce gouvernement a osé aller là où aucun gouvernement précédent n’avait même envisagé d’aller – en matière d’innovation. «Il y a quatre ans, il n’y avait pas d’élaboration éco-système pour l’innovation et l’application des technologies de l’IA. Aujourd’hui, nous avons un fonds national pour l’innovation et la recherche dans lequel un capital de départ de Rs 100 millions seront injectés. De nouveaux services électroniques facilitent l’interaction des citoyens», a déclaré le Chef du gouvernement.

Il existe un seul point d’entrée pour l’application des permis et des licences, a-t-il indiqué. Le «National Payment Switch» est mis en œuvre par la Banque de Maurice et la loi sur les systèmes de paiement nationaux a été promulguée en 2018. Une licence réglementaire Sandbox (RSL) permet désormais aux entreprises d’investir dans des projets innovants.

De ce fait, il est revenu sur plusieurs mesures du Budget 2019-2020. Outre l’introduction du programme national d’incubateurs de PME, il a mentionné l’introduction d’un permis d’occupation d’innovateur, la mise en place de 350 points d’accès Wi-Fi à travers le pays, la gratuité de l’internet à quelque 11 000 familles inscrites au registre social de Maurice (SRM), l’octroi des tablettes gratuites aux élèves de 4e année.

«Le Maurice Artificial Intelligence Council sera bientôt opérationnel pour mettre en œuvre la stratégie d’IA. Et les cours sur le développement des talents en intelligence artificielle annoncés dans ce budget complèteront l’écosystème», a soutenu Pravind Jugnauth.

Il a répliqué au leader de l’opposition qui a critiqué le budget pour le soutien que le gouvernement apporte en vue d’aider les industries à faire face à leurs difficultés à court terme. «Sinon, quels seront les coûts pour l’industrie du sucre, les petits planteurs, les milliers de travailleurs et tous les autres secteurs dépendant du secteur du sucre, y compris le transport et l’énergie. Nous devons poser la question – n’est-ce pas la chose sensée à faire? – la responsabilité du gouvernement de sauver une industrie qui a été le pilier de notre économie pendant des siècles, où des milliers d’emplois sont impliqués et qui constitue une source de revenu principale pour des milliers de familles?», s’est demandé le Premier ministre. Il a maintenu que ce gouvernement est convaincu d’avoir fait ce qu’il fallait faire.

Il a rappelé que l’engagement à soutenir les petits planteurs et les employés est à consolider la viabilité de l’industrie face à l’érosion des préférences et à la baisse des prix mondiaux remonte à loin. «Depuis 2001, date à laquelle j’ai assumé la responsabilité de ministre de l’Agriculture, j’ai eu le courage de présenter le plan stratégique du secteur du sucre et les mesures qui en ont découlé pour faire en sorte que toutes les parties prenantes du secteur du sucre soient prises en compte dans le processus de réforme tant attendu», a soutenu le Premier ministre. «J’ai sauvé le secteur du sucre que le gouvernement travailliste avait mis au bord du gouffre. Nous savons que, malgré les attaques ignobles du Parti travailliste, le régime du VRS (Voluntary Retirement Scheme, ndlr) a été chaleureusement accueilli par les travailleurs»,  a-t-il ajouté.

Rappelant que c’est lui qui ait engagé les premières discussions avec l’Union européenne pour obtenir le soutien financier nécessaire pour la mise en œuvre de la réforme, alors que le Protocole Sucre devait disparaître, Pravind Jugnauth a martelé: «L’UE a finalement alloué à Maurice des subventions sans précédent s’élevant à quelque 14 milliards de roupies au titre des mesures d’accompagnement de la restructuration économique pour le sucre. Il est dommage que la plupart de ces fonds n’aient pas été distribués équitablement»

Pravind Jugnauth: «Ce budget générera un taux de croissance de 4% du PIB»