Actualités

Protocole d’urgence dans les écoles : « Avek radar bizin kapav prend bann dispositions en avance »

Un protocole sera bientôt mis en place dans les écoles afin de mieux gérer les situations d’urgence. Ce protocole vise à s’assurer qu’un School Disaster Management Committee (SDMC) soit mis sur pied dans tous les établissements scolaires qui relèvent du pré-primaire, primaires, et secondaires pour gérer les situation d’urgence et de panique telle que les incendies, les inondations, les catastrophes naturelles, entre autres. L’accent sera mis surtout dans les zones à risques.

Cette initiative est bien accueillie par les acteurs du secteur de l’enseignement. Toutefois, Soondress Sawmynaden, Président de l’Association des Recteurs et Assistant-Recteurs, Vinod Seegum, Président du Government Teachers’ Union (GTU) et Bashir Taleb, président de la Fédération des Managers des collèges privés estiment que ce plan d’urgence doit être accompagné d’une série de responsabilités de la part de toutes les parties prenantes. De plus avec le nouveau radar situé à Trou aux Cerfs, ils espèrent que le pire sera évité.

Une synergie entre toutes les parties concernées
Soondress Sawmynaden

Nos trois interlocuteurs accueillent favorablement cette nouvelle mesure et pensent que c’est un «must» en vue des changements climatiques sans précédent qui prévaillent dans le pays. «Il est important d’assurer la sécurité de tout un chacun quand une catastrophe surgit, pour cela il faut une bonne organisation et tout le monde doit se sentir concerné», déclare Soondress Sawmynaden.

Propos que partage Vinod Seegum qui estime qu’il faudrait plus de détails sur ce protocole d’urgence pour pouvoir l’appliquer le plus tôt possible. «Il faut une synergie entre les dirigeants des institutions scolaires, son personnel et aussi le ministère de l’Éducation ainsi que les autorités concernées afin de mieux prendre connaissance de ce protocole et tomber d’accord sur la façon de faire en situation d’urgence». Bashir Taleb est lui aussi d’avis que «nous devons coordonner nos actions afin que cette mesure soit efficace et met la vie d’autrui hors de danger».

Inondations mars 2008 – Le rapport Domah soulevé
Vinod Seegum

D’ailleurs, Vinod Seegum fait ressortir que les inondations de mars 2008 ont causé le décès d’une élève de 13 ans. A l’issue de ce drame, une commission d’enquête avait été initiée par le juge Domah pour faire la lumière sur cette affaire et proposer des mesures à adopter afin d’éviter que cela se reproduise.

Selon le président du GTU, il faudrait que ce plan d’urgence prenne en considération les recommandations du rapport Domah. «Pou ki pena mort d’homme ek bann parent pas souffert la mort zot zenfant. Aussi ena boku madam travail dan lecole ki bann mere de famille, bizin assure zot sekirite», souligne-t-il.

Formation et exercices de simulation plus fréquentes
Bashir Taleb

Bashir Taleb et Soondress Sawmynaden précisent qu’il est important de former les dirigeants des établissements scolaires ainsi que son personnel afin que chacun connaisse sa responsabilité et sache comment réagir en cas de situation de panique.

Ainsi, ils proposent des formations régulières mais aussi des exercices de simulation devraient se faire plus fréquemment pour que parent, recteur, professeur, élèves et personnel puissent réagir rapidement en cas d’urgence.

«Avant on faisait des ‘fire drill’en cas d’incendie, il faut l’appliquer pour toutes les situations d’urgence également à travers des exercices de simulation pour connaître les points de ralliement», avancent-ils.

Le radar devrait servir à la proactivité tout comme à la réactivité

Par ailleurs, avec le nouveau radar de Trou-aux-Cerfs désormais opérationnel, nos intervenants s’attendent à plus de proactivité en ce qui concerne le mauvais temps. «Pou fini koner si pou ena gro lapli ek ki region pli a risque, donc kapav pran bann dispositions avan mem ki sa arriver surtou dan bann zone a risque», explique Vinod Seegum. D’ailleurs, ce dernier estime qu’il est important de donner «le pouvoir aux recteurs de prendre des décisions jugées nécessaires». C’est-à-dire autoriser les enfantset collégiens à rentrer chez eux ou fermer les écoles si elles sont dans des zones à risques.

D’ailleurs, le président de la GTU, fait ressortir que les «congés forcés» depuis le début de l’année a en quelque peu perturbé le cursus scolaire en vue des intempéries. «Ena fois bann gro lapli la centraliser dan zis impe lendrwa pas partou dan Moris, ena place ena soleil lerla zeleve perdi enn zour classe dans vide. Grace a radar li pou pli facile pou koner kot sa ena lapli ek lerla ti bizin ferme lecoles zis dan sa bann region la», conclut Vinod Seegum.

A lire aussi : https://www.inside.news/situation-durgence-un-protocole-bientot-mis-en-place-pour-les-ecoles/

Protocole d’urgence dans les écoles : «avek radar bizin kapav prend bann dispositions en avance»