Ptr: une mouvance anti-Navin Ramgoolam se dessine réclamant son départ
Politique

 Ptr: une mouvance anti-Navin Ramgoolam se dessine réclamant son départ

“Que Navin Ramgoolam s’en aille et quitte le leadership du Parti Travailliste. J’esprère que Ramgoolam écoute la voix de la raison pour le bien du parti et du pays”, propos de Yatin Varma qui fait partie d’une mouvance en vue de persuader l’ancien Premier ministre à tirer sa révérence en tant que leader du Ptr dans une déclaration à Inside News, ce lundi 10 février. Ainsi, une mouvance anti-Navin Ramgoolam se dessine réclamant le départ de celui-ci comme leader du Parti Travailliste (Ptr).

Dans la conjoncture actuelle, il est établi que la décision du leader des Rouges d’expulser cinq membres du Ptr, nommément, Yatin Varma, Raj Pentiah, Prathiba Bholah, Balkissoon Hookoom et Krishna Molaye du Ptr serait en train de retourner contre Navin Ramgoolam lui-même. Le Ptr est en pleine crise de leadership.

“Nous faisons partie d’une mouvance. Nous voulons qu’il y ait un changement à la tête du Ptr afin que ce parti puisse se positionner comme une alternance crédible”, affirme Yatin Varma. Il souligne que cette mouvance regroupe plusieurs personnes, à l’instar de Reza Issack, Hedley Chimon, d’anciens ministres et députés du Ptr, de jeunes, des universitaires, entre autres.

“C’est la dictature qui s’est installée au Ptr. Navin Ramgoolam n’écoute que des yesmen et des béni- oui-oui. Ce qui nous pousse à réclamer son départ”, dénonce-t-il. Compte tenu de cette mouvance, il fait état de plusieurs personnes qui se tournent vers le Ptr.

“De ce fait, il est inimaginable le nombre de gens qui sont contre Navin Ramgoolam. Il est le leader le plus impopulaire sur l’échiquier politique à Maurice”, clame Yatin Varma. Tonnant dans le même sens, Reza Issack, ancien PPS et ancien Lord Maire de Port-Louis sous le gouvernement du Ptr, s’insurge: “Ramgoolam est un autocrate. Il doit partir avec tous les honneurs. Il est trop injuste dans son comportement et irrationnel dans la prise des décisions. Il insulte des gens à tout bout de champ. Il a la mauvaise habitude de tout ramener à une question de tickets en marge des élections.” Ecoeuré par la manière de faire du leader des Rouges, il avait pris ses distances du parti peu avant les législatives de novembre 2019. “Je suis encore un Travailliste. Nous aimons le parti. Si Ramgoolam part, nous retournerons au bercail”, confie Reza Issack. Fervent travailliste, Reza Issack fait partie, désormais, d’un groupe de réflexion, incluant les cinq expulsés du Ptr.

“Ce n’est pas une mouvance empreinte de méchanceté ou de viles manoeuvres. Navin Ramgoolam n’est pas quelqu’un qui veut voir la réalité en face. Il est trop égocentrique. Il ne décentralise rien. Il est trop capricieux et méfiant. Il ne fait confiance à personne”, martèle Reza Issack. Il déplore que le leader des Rouges n’écoute pas les bon conseils qui lui sont donnés par de personnes ‘genuine’.

“Ramgoolam est ultra méfiant. Il agit toujours selon ses caprices. Très souvent, certaines de ses décisions ne sont pas rationnelles. Par exemple, en marge de la campagne électorale de 2014, le Ptr en alliance avec le MMM, il avait intimé l’ordre que personne n’ait eu le droit d’intervenir à la radio. La décision, la plus récente porte sur Raj Pentiah. Quelqu’un vient lui rabattre les oreilles en lui disant des faussetés, il l’expulse et ses quatre autre camarades de parti de manière unilatérale”,  dénonce Reza Issack.

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