SIDA - Dhiren Moher : «Nous comptons sur une meilleure coordination»
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Rémission d’un patient atteint du VIH : Pour Dhiren Moher, « l’espoir est là »

Pour le président de PILS (Prévention Information Et Lutte Contre le Sida), il est « intéressant » de voir l’avancée scientifique surtout en matière de transplantation. Dhiren Moher commentait le deuxième cas mondial de rémission d’un patient atteint du VIH. « L’espoir est là », nous dit-il.

Toutefois, il met également les points sur les i. Il fait référence aux antirétroviraux. « Avec ces traitements, nous pouvons bien vivre avec le VIH », dit-il. Dhiren Moher estime que dans les années à venir, il y a bel est bien une grande possibilité d’éradiquer le virus.

Cependant, le président de PILS évoque l’aspect financier en ce qu’il s’agit du traitement du VIH. Pour lui, c’est « énorme ». Il souligne que les sociétés pharmaceutiques et les laboratoires doivent investir gros dans le traitement et la recherche. Dhiren Moher cite aussi les vaccins curatifs et préventifs. Il précise qu’en ajoutant le financement, les recherches deviennent couteux.

Il mentionne par ailleurs la « mauvaise foi » des laboratoires et des chercheurs, qui, après être parvenus à des traitements appropriées pour le VIH, « zot in aret lamem ». Selon lui, les chercheurs n’ont pas continué avec des recherches plus poussées pour trouver de meilleures solutions.

Faisant toujours référence au cas des deux patients guéris, le président de PILS affirme que Maurice doit en toute évidence avoir recours à des étrangers. Il soutient que « le VIH est complexe ». Dhiren Moher souligne que dans le monde, beaucoup n’ont pas accès au traitement dû à une situation économique et financière difficile.

Il explique qu’il y a certains pays où il y a le brevet, les états concernés ne peuvent se permettre de s’en procurer. Dhiren Moher ajoute d’autre part que l’Inde et le Brazil ont enlevé le brevet. « Maurice devra donc avoir recours à des experts et chercheurs internationaux », dit-il.

Soulignons que le brevet et une forme de propriété légale. Cela donne donc droit à un producteur de médicament le contrôle exclusif du médicament. Cela permet aussi au producteur de fixer le prix pendant plusieurs années sans compétition.

Dix ans après Timothy Brown surnommé « le patient de Berlin », voilà qu’un deuxième patient guéri du VIH. Ce deuxième patient est connu comme « le patient de Londres ». Selon une étude publiée dans le journal Nature, le malade n’aurait pas montré de signes d’infection depuis 19 mois.

Les deux patients avaient entrepris une transplantation de moelle osseuse. Ils ont reçu des cellules souches de donneurs ayant une mutation génétique rare qui empêche le virus de s’installer. La mutation rend inefficace un récepteur, le CCR5 qui se situe sur les cellules, que le VIH utilise comme porte d’entrée pour les contaminer.

Lors d’une infection par le VIH, le virus s’immisce dans des cellules immunitaires en se posant sur leur surface, le CCR5. Le CCR5 empêche la propagation du virus et a donc une défense innée contre le virus.

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