Cabinet: des instructions à l’Attorney General Office pour rédiger le Financing of Political Parties Bill
Le Premier ministre, Pravind Jugnauth a, après son Summimg-Up sur le projet de loi, Constitution (Amendment) Bill, portant sur la réforme électorale, à l’Assemblée nationale, mardi 11 décembre, s’est vu contraindre de renvoyer le vote à un séance parlementaire ultérieure.
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Revue politique : Declaration of Assets Bill voté, renvoi de la réforme électorale…

Trois sujets cruciaux qui ont marqué cette semaine politique sont les trois projets de loi, Constitution (Amendment) Bill, portant sur la réforme électorale, la Declaration of Assets Bill et le Financement des Financesment des Partis Politiques qui étaient au cœur des débats à l’Assemblée nationale.

Le Premier ministre, Pravind Jugnauth a, après son Summimg-Up sur le projet de loi, Constitution (Amendment) Bill, portant sur la réforme électorale, à l’Assemblée nationale, mardi 11 décembre, s’est vu contraindre de renvoyer le vote à un séance parlementaire ultérieure. Cela faute d’avoir pu réunir une majorité de ¾ pour faire passer ce projet de loi.

«C’est un projet de loi tant attendu. Depuis l’Indépendance, c’est la première fois que nous ayons un projet de loi d’une telle envergure à être présenté devant l’Assemblée nationale. Cela demande beaucoup de courage et de conviction d’aller dans un sens pour consolider la démocratie.  C’est avec un profond regret que nous n’allons pas pourvoir le faire voter», a concédé le Premier ministre, Pravind Jugnauth. Soulignant qu’il y 69 parlementaires à l’Assemblée nationale et que 52 votes, constituant une majorité de 3/4  s’avèrent nécessaires pour voter le projet de loi sur la réforme électorale, il a confirmé que la majorité gouvernementale ne compte que 45 membres.

«Il nous manque sept voix. Dans la conjoncture actuelle, il est explicite que les députés de l’opposition : ceux du PMSD, ceux du MMM, ceux du Ptr, ceux du MP, Danielle Selvon (indépendante),  et Kavi Ramano (indépendant) ont manifesté leur intention de ne pas voter ce projet de loi. Donc, nous n’avons pas de majorité», a expliqué Pravind Jugnauth.

«Réforme électorale : trois mois pour convaincre le MMM», titrait  un quotidien le lendemain de ce renvoi, soit le mercredi 12 décembre. «Le gouvernemenrt réussira-t-il son pari de faire accoucher la réforme électorale d’ici à 2019», s’interroge ce journal. Ainsi, il est souligné que des tractations seraient en cours avec les votes du MMM en point de mire.

Ayant pressenti cet échec se profiler à l’horizon, à trois jours du vote, Ashok Subron, l’un de principaux animateurs du Rezistans ek Alternativ qui a logé une affaire en Cour Suprême pour qu’un candidat n’ait plus l’obligation de décliner sa communauté à une joute électorale, est revenu avec une argumentation solide et pertinente.

« Il n’y aura pas de changement constitutionnel. À moins que dans les prochaines 48 heures, Pravind Jugnauth revienne sur certaines des propositions faites dans ce projet de réforme électorale. Il faut qu’il entame le dialogue avec les parlementaires ainsi que tous les partis politiques et apporte des changements fondamentaux », a soutenu Ashok Subron, lors d’une conférence de presse le 8 décembre.

«La population doit décider», a clamé Steven Obeegadoo, un de principaux animateurs de la Plateforme militante, lors d’une conférence de presse, le 12 décembre.

De son côté, la Plateforme Militante, faisant partie de l’opposition extra-parlementaire, s’est, également, sur le projet réforme électorale. «La population doit décider», a clamé Steven Obeegadoo, un de principaux animateurs de la Plateforme militante, lors d’une conférence de presse, le 12 décembre.

« Il y a une grave déconnexion entre les élus et la population. Nous réclamons une réforme électorale fondamentale. La population doit décider. On ne peut faire une réforme électorale dans le dos de la population. Il faut soit passer par un référendum, soit attendre la tenue des prochaines élections générales et venir avec des propositions claires et détaillées », a-t-il soutenu.

S’agissant du Declaration of Assets Bill, il a été voté à l’unanimité, à l’Assemblée nationale, le 12 décembre. Dans son Summing-Up, le Premier ministre, Pravind Jugnauth s’est réjoui du vote de ce projet de loi été dans le consensus, facilitant ainsi sa tâche.

«Le New Assets Declaration System (NADS) constitue un élément important dans la lutte anti-corruption dans la Fonction publique et dans les institutions gouvernementales. La redevabilité envers les fonctionnaires est cruciale», a-t-il affirmé.

Pour ce qui est d’un projet de loi sur le Financement des Partis Politiques («Financing of Political Parties Bill»), lle Premier ministre, Pra’est montré explicite à l’Assemblée nationale, 12 décembre. Lors du Summing-Up sur le Declaration of Assets Bill qui a été voté à l’unanimité, le chef du gouvernement a annoncé la présentation d’un projet de loi sur le Financement des Partis Politiques («Financing of Political Parties Bill») au Parlement, au cours du 1er trimestre de 2019.

«Je tiens à dire qu’en tant que Premier ministre, j’ai mes propres idées et mon opinion à moi, mais il incombe au Cabinet de décider», a soutenu Pravind Jugnauth. «Quand je dis quelque chose, je le fais. A cet effet, nous sommes en train de travailler les principles d’un projet de loi sur le Financement des Partis politiques», a avancé le chef du gouvernement. Il a rassuré que les propositions, seront prêtes d’ici au 14 janvier 2019.

Revue politique : Declaration of Assets Bill voté, renvoi de la réforme électorale