Revue politique: démission de Lutchmeenaraidoo, parfum électoral, 1er Mai…
Ce qui provoquera une élection partielle au No 7 (Piton/Rivière-du-Rempart), à une échéance fixée, soit directement aux élections générales en décembre ou janvier 2020.
Politique

Revue politique: démission de Lutchmeenaraidoo, parfum électoral, 1er Mai…

La grosse actualité politique, voire la grosse surprise politique, cette semaine n’est autre que la démission surprise de Vishnu Lutchmeenaraidoo en tant que ministre des Affaires étrangères et député. Ce qui provoquera une élection partielle au No 7 (Piton/Rivière-du-Rempart), à une échéance fixée, soit directement aux élections générales en décembre ou janvier 2020.

«Enough is enough !», a lâché Vishnu Lutchmeenraidoo à un journal en ligne, après sa démission, jeudi dernier. Rappelons que Vishnu Lutchmeeraidoo a exprimé sa «honte» que Maurice n’a fait une croissance de 3% au cours de cette dernière décennie, lors du Business Forum, organisé à Balaclava en présence du président de Madagascar, Andry Rajoelina, invité d’honneur aux festivités du 51e anniversaire de l’Indépendance. Il déplorait, également la délocalisation du projet d’agrandissement du Port de Fort George à Fort William, ainsi que la «lenteur du projet.»

Au niveau du gouvernement, les préparatifs ont démarré. Comme à l’accoutumée, le MSM et son allié le Muvman Liberater, seront à  Vacoas.

Selon nos renseignments, le Premier ministre, Pravind Jugnauth, absent du pays et qui rentre au pays demain n’aurait pas approuvé la prise de position de son ministre des Affaires étrangères. On fait remarquer que le démissionnaire aurait eu une conversation téléphonique avec le Premier ministre, cette semaine, alors qu’il se trouvait en Angleterre.

Suite à sa démission, Vishnu Lutchmeenaraidoo a été vertement critiqué par ses mandants de No 7. «Depuis son élection en décembre 2014, Vishnu Lutchmeenaraidoo n’a jamais remis dans la circonscription», ont dénoncé des habitants de No 7. Tonnant dans le même sens, son colistier lui a cloué au pilori sur les ondes d’une radio privée, ce vemdredi 22 mars.

Le BP du MMM a traité la question du 1er Mai lors de sa réunion de lundi.

«Il est assez grand. Qu’il assume ses responsabilités»,  a lancé Zouberr Joomaye, porte-parole du gouvernement en réponse à une question de  la presse, lors de la conférence de presse de la majorité gouvernementale, samedi 16 mars.

De son côté, Paul Bérenger, leader du MMM a trouvé drôle que Vishnu Lutchmeenraidoo continuait à siéger au Cabinet. Il a qualifié de saute d’humeur du ministre des Affaires étrangères comme de «chinoiseries»

Compte tenu de cette situation, il est explicite que le pays retournera aux urnes plus tôt que prévu. En vertu de la loi électorale, a explique-ton au bureau de la Commission électorale, le gouvernement a un délai maximum de 240 jours pour tenir une partielle à partir de la date à laquelle le député a déposé sa lettre de démission au bureau de la speaker.

De ce fait, le «writ of election» doit être publié dans un 90 jours au plus tard. Quant au Nomination Day, il devra se tenir 60 jours après la publication du «writ of election». Et de là, il ne restera que 90 jours maximum au gouvernement pour organiser une partielle.

Ainsi, la question se pose : se dirige-t-on vers une partielle ou vers des élections générales directement ?.

En marge du 1er Mai, il est souligné que le PMSD a trois options : auditorium Octave-Wiehé, centre-ville de Curepipe et l’École Hôtelière sir Gaëtan Duval.

Selon un autre  scénario, écrit un quotidien «si le Premier ministre décide de dissoudre le Parlement à la mi-août, quelque temps après avoir fait voter le Budget, il aura encore du temps pour inaugurer le Metro Express. Toujours selon la loi, il y a un délai maximum de 150 jours pour organiser les élections générales. Donc, Pravind Jugnauth aura jusqu’à mi-janvier au plus tard pour appeler la population aux urnes.» 

Pour ce qui est du 1er Mai, un quotidien en date du 19 mars, on parle de la guerre des foules en marge du 1er Mai avant les prochaines législatives. Au niveau du gouvernement, les préparatifs ont démarré. Comme à l’accoutumée, le MSM et son allié le Muvman Liberater, seront à  Vacoas.

Le BP du MMM a traité la question lors de sa réunion de lundi. Les mauves tiendront un rassemblement à Place Edward VII, Rose-Hill, le 1er-Mai. De son côté, le PMSD compte aussi mobiliser ses troupes. A ce jour, aucune décision n’a été prise concernant le lieu, où se tiendra son rassemblement. Il est souligné que le PMSD a trois options : auditorium Octave-Wiehé, centre-ville de Curepipe et l’École Hôtelière sir Gaëtan Duval. «Il est possible qu’au lieu de tenir la mobilisation ce jour-là, on l’organise le dimanche le 28 avril », a affirmé Kushal Lobin, porte-parole des Bleus.

Pour sa part, le Parti travailliste n’a organisé aucune manifestation pour le 1er-Mai au cours de ces dernières années. En avançant l’argumentation de laisser la Fête du travail qu’aux seuls travailleurs, les Rouges ont fait l’impasse sur cet événementiel depuis 2014. En revanche, en marge du 1er Mai 2019,  on laisse entendre que le Ptr préconise une forme de mobilisation. Il est soutenu que le BP des Rouges se penchera sur la question.

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