Sacs à dos trop lourds : Comment alléger le fardeau des écoliers ?
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Sacs à dos trop lourds : Comment alléger le fardeau des écoliers ?

Le sac à dos est un outil indispensable pour un écolier. Il est donc essentiel de choisir un cartable adapté à l’enfant. Pour Vinod Seegum, président de la Government Teachers’ Union (GTU) la solution c’est de revoir le « pupil-teacher ratio ».Selon lui, un instituteur ne peut continuer à travailler avec 40 élèves. « Popilasyon finn diminie, alor ena enn diminysion zanfan dan lekol », dit-il.

Il estime qu’il ne faut pas avoir plus de 25 enfants dans une classe. Avec ce nombre, il y a aura ainsi plus d’espace et des étagères pourront donc être placées dans les salles de classe. « Il n’y a pas d’autres solutions », fait valoir Vinod Seegum.

Il souligne que le nombre d’enfants a aujourd’hui diminué au sein des écoles. « Ena lekol in devide, sa bann lespass la pakone ki pu fer », lâche-t-il. Le président de la GTU pense que ce sont les décideurs du ministère de l’Education qui doivent revoir les choses.

Il parle aussi de certains projets initiés auparavant par le ministère de tutelle. Il y avait des pupitres adaptés pour garder des livres. « C’était sur une base pilote », nous dit-il. Il explique aussi que dans certaines écoles, il y avait des étagères pour ranger les manuels scolaires. Cependant, ces projets n’ont pas abouti.

Il ajoute aussi que pour alléger les écoliers, l’ancien ministre de l’Education, Vasant Bunwaree avait pris la décision de diviser les livres en plusieurs volumes. Vinod Seegum rappelle qu’il n’appréciait pas cette idée. « Apres avoir utilisé, le premier volume, les enfants le laisser à la maison et au moment des révisions, cela causait un gros problème aux enseignants », relate-t-il.  

Vinod Seegum estime également que la technologie ne viendra pas remplacer les manuels scolaires de sitôt. « Cela pourrait prendre 25 ans », lance-t-il.

Teena Caulloo, enseignante au primaire, insiste que le sac d’un écolier ne peut être lourd. Elle nous explique que ce sont certes les mêmes sujets qui sont enseignés tous les jours mais ce n’est pas le même programme pédagogique. Elle souligne qu’en outre des matériels scolaires, l’enfant apporte avec lui sa bouteille d’eau et son repas dans son sac. « Aster pe sarye tou dan enn sel sak », dit-elle.

Citant la Parent-Teacher Association (PTA) elle se pose une question : « pourquoi les parents n’évoquent pas le sujet dans les réunions ? » Elle explique qu’il y a également des cahiers et livres pour des sujets tels que les langues orientales. Cela augmente ainsi le poids du cartable.

Elle avoue que ce n’est pas tous les jours que les enseignants utilisent les livres. « Il y a une planification de travail », nous explique-t-elle. Teena Caulloo cite aussi l’incompréhension des parents dans certains cas. « Certains parents demandent pourquoi les enseignants n’utilisent pas des livres ? » L’enseignante pense que les parents et les élèves doivent travailler de concert. « Chacun a une partie de responsabilité », fait-elle savoir.

Elle explique également que certains livres sont en deux parties. Des fois, les élèves apportent les deux livres alors que l’un a déjà été achevé.

Elle est aussi d’avis qu’il n’y a pas d’infrastructures appropriées au sein des écoles primaires pour faire provision des casiers. « Il y a une trentaine d’élèves dans une classe et donc il n’y a pas de place pour les casiers », fait-elle savoir. De plus, dans chaque classe, il y a également des coins spécialisés pour comme exemple, les paniers de repas entre autres.

Teena Caulloo pense qu’il devrait y avoir des pupitres avec des tiroirs. Les enfants pourront donc utiliser le tiroir pour garder les livres et ensuite le fermer à clé.  

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