Salaires impayés - Caremben: “Certains employeurs sous le coup de Protective Order”
“Certains employeurs, dont des hôteliers courent le risque d’être pris sous le coup de Protective Order en Cour Suprême pour non paiement des salaires aux employés au cours de la période de confinement et post-confinement. Leurs biens  ou propriétés peuvent être saisis. Ils doivent respecter la loi”: c’est la sévère mise en garde du conseiller en Relations Industrielles au ministère du Travail, Maryaven Caremben à certains hoteliers.
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Salaires impayés – Caremben: “Certains employeurs sous le coup de Protective Order”

“Certains employeurs, dont des hôteliers courent le risque d’être pris sous le coup de Protective Order en Cour Suprême pour non paiement des salaires aux employés au cours de la période de confinement et post-confinement. Leurs biens  ou propriétés peuvent être saisis.

Ils doivent respecter la loi”: c’est la sévère mise en garde du conseiller en Relations Industrielles au ministère du Travail, Maryaven Caremben à certains hoteliers qui ne veulent pas payer les salaires de juin à leurs employés dans une interview à Inside News, ce jeudi 9 juillet.

Il soutient que ces “patrons récalcitants” courent le risque d’être passibles à des amendes de Rs 25 000 et une peine d’emprisonnement de 2 ans pour chaque cas. “Au cas, où il s’agit de 30 employés, cela équivaudra à 30 offenses. L’affaire risque d’être référée à la Cour Industrielle”, souligne Maryaven Caremben. Il exhorte aux employeurs concernés à respecter la loi et “avail themselves of the benefits” ou encore de se renseigner sur les plans d’aide, mis à leur disposition.

Rs 500 M pour les salaires de juin

De ce fait, il revient sur les Rs 500 M, annoncées par le Premier ministre et lesquelles ont été mises à la disposition des employeurs pour honorer les salaires des employés dans le secteur touristique: hotels, restaurants. “L’employeur a des conditions sine qua non à respecter. Le soutient au salaire est fixé au seuil de 50 000. De ce fait qui perçoit des salaires de Rs 25 000 doit toucher les Rs 25 000 et celui qui perçoit des salaires de Rs 50 000 doit être subventionné à hauteur de Rs 25 000”,explique Maryaven Caremben. Il  soutient que les patronat doit jouer le jeu.

S’agissant de ceux qui ne jouent pas le jeu, le conseiller en Relations Industrielles au ministère du Travail affirme que des amendements sont apportés à la loi pour la protection des employés. “Au cas, où un employeur procède à des licenciements injustifiés, il sera contraint de verser trois mois de compensation par année de service aux employés licenciés”, maintient-il.

Pour ce qui est de certains employeurs d’hotels qui ne veulent pas entendre l’idée de postuler pour l’octroi des fonds sous le Wage Assistance Scheme en avançant l’argumentation qu’ils devront les rembourser par la suite, Maryaven Caremben est catégorique: “Il est n’as pas question de remboursement ou pas. Toute entreprises qui fait des profits doit payer leurs employés. Je ne vois pas pourquoi un employeur doit-il licencier ses employés”, argumente-t-il.

4 741 cas de licenciements

Il soutient que tout employeur qui envisage de licencier ses employés doit voir la Mauritius Investment Corporation (MIC) en vue de pouvoir bénéficier des mesures. “Si certains choisissent l’option de pas profiter les plan mis à leur disposition et vont directement au Redundancy Board, cette instance ne l’acceptera pas. Le Redundancy Board ne fait pas de cadeau”, maintient Maryaven Caremben.

Pour ce qui est des salaires impayés, le conseiller en Relations Industrielles au ministère du Travail affirme que 1 548 ont été rapportés au 3 juillet; 567 cas de salaires réduits et 4 741 cas de licenciements.

En revanche, il dit noter que certains employeurs concernés qui font marche arrière en faisant appel au ministère de tutelle. “Ils disent être disposés à payer les salaires des employés”, déclare-t-il.

Dans les cas de certains hôteliers qui ne veulent pas payer leurs employés et qui procèdent à des travaux de rénovation à leurs établissements, Maryaven Caremben lance une mise en garde: “Tout document que l’employeur a forcé ou contraint à l’employé de signer sera déclarer ‘null and void’ (…) Le ministère du Travail est intransigeant sur cette question.” 

Mis au parfum d’un hôtelier à Trou aux Biches, engagé dans de viles manoeuvres à l’encontre de ses employés, Maryaven Caremben rassure qu’il s’occupera personnellement de ce dossier.

Salaires impayés – Caremben: “Certains employeurs sous le coup de Protective Order”