Services financiers - Seeruttun: “Nous avons réalisé la licence de prêt Peer to Peer et l'accompagnement”
“Je tiens à souligner l'engagement du gouvernement et de mon ministère à apporter le soutien nécessaire et à mettre en place l'environnement approprié pour la mise en œuvre des mesures mentionnées dans le Programme gouvernemental 2020-2024 et les budgets ultérieurs”, a affirmé le ministre Seeruttun.
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Services financiers – Seeruttun: “Nous avons réalisé la licence de prêt Peer to Peer et l’accompagnement”

“L’une des principales recommandations du plan directeur est de garantir que, tout en augmentant l’accessibilité aux produits financiers, nous disposons également d’un cadre réglementaire à l’épreuve du temps. C’est précisément ce que nous avons réalisé aujourd’hui – la licence de prêt Peer to Peer et l’accompagnement”: propos du ministre des Services Financiers et de la Bonne Gouvernance, Mahen Seeruttun lors du lancement des règles Peer to Peer, cette semaine, dans le cadre des mesures novatrices fondées sur la fintech, comme annoncées dans le Budget 2018-2019.

“Je tiens à souligner l’engagement du gouvernement et de mon ministère à apporter le soutien nécessaire et à mettre en place l’environnement approprié pour la mise en œuvre des mesures mentionnées dans le Programme gouvernemental 2020-2024 et les budgets ultérieurs”, a affirmé le ministre Seeruttun.

Il a fait remarquer que le placement de Maurice dans le voyage de la fintech, “reste l’une des mesures importantes annoncées pour le secteur des services financiers.” Dans ce contexte, il a soutenu qu’en l’absence de cadre réglementaire spécifique pour les produits fintech, un National Regulatory Sandbox Committee a été institué pour accompagner l’Economic Development Board (EDB) dans l’examen des demandes d’agrément des entreprises qui mènent des activités fintech.

Paraphrasant l’ancien philosophe grec Héraclite d’Éphèse qui disait: «Le changement est la seule constante», Mahen Seeruttun a insisté: “Pourtant, le changement peut paraître intimidant, déstabilisant, voire menaçant.”

Il a maintenu que pour Maurice, en matière de Fintech, “le gouvernement a montré sa vision exceptionnelle de faire du pays un hub fintech pour la Région.”

Le ministre Seeruttun a exhorté: “Think of its regulatory sandbox where new ideas can be tested. Think of the different fintech based products for which the Financial Services Commission has already created a framework, such as the Custody for digital assets”

Il a souligné que l’émergence de la Fintech a conduit le monde des services financiers à l’aube de la prochaine vague de perturbations et de transformations. “Nous vivons aujourd’hui une profonde révolution numérique où les entreprises physiques sont remplacées par des plateformes numériques”, a déclaré le ministre des Services Financiers et de la Bonne Gouvernance.

Il a rappelé qu’en 2018, le Fonds monétaire international (FMI) et le Groupe de la Banque mondiale ont annoncé le Bali Fintech Agenda, qui visait à aider les pays à exploiter les avantages économiques de la technologie financière à croissance rapide, tout en aidant à gérer les risques inhérents.

Le programme, composé de 12 éléments de politique, a-t-il indiqué, devait guider les 189 pays membres du FMI dans la création de leurs propres politiques nationales pour permettre les services fintech, assurer la résilience du secteur financier, faire face aux risques qui peuvent survenir et promouvoir la coopération internationale.

“Selon la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, on estime à 1,7 milliard le nombre d’adultes dans le monde sans accès aux services financiers. L’Agenda Fintech de Bali devrait fournir un cadre pour soutenir les objectifs de développement durable des Nations Unies, en particulier dans les pays à faible revenu, où l’accès aux services financiers est faible”, a affirmé.

Il a souligné que depuis 2018, Maurice a initié une série de mesures pour développer les activités fintech. Un comité de réglementation des services financiers axés sur la Fintech et l’innovation (le «Comité Fintech») a été institué en mai 2018 pour aider à développer le cadre réglementaire et soutenir le développement de la Fintech à Maurice.

Faisant une rétrospective des étapes franchies, Mahen Seeruttun a affirmé qu’un comité technique a été mis en place sous l’égide de son ministère pour formuler des recommandations pour la promotion et le développement du secteur fintech à Maurice et veiller à ce qu’une stratégie nationale fintech soit conçue pour le pays afin que tous les parties prenantes évoluent dans la même direction. “Les travaux du Comité sont en cours.

Je voudrais également saisir cette occasion pour souligner que le mois dernier, j’ai présidé la première réunion du Conseil consultatif des services financiers depuis que j’ai rejoint ce ministère, avec ses nouveaux membres issus des secteurs public et privé”,  a affirmé le ministre Seeruttun. L’objectif du Conseil, a-t-il indiqué, est de travailler sur la mise en œuvre des recommandations Blueprint, y compris celles relatives à l’espace fintech, qui ont été proposées dans le cadre du Blueprint Report, publié en 2018.

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