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Smart Citizen: un débat sur l’entreprenariat et les PME

Smart Citizen: un débat sur l’entreprenariat et les PME
Dev Sunassy de l’ONG Smart Citizen

Les Petites et moyennes entreprises (PME) ont une part très active dans la marche économique de Maurice en atteignant 40% dans le Produit intérieur brut (PIB). 325 000 personnes ont un emploi grâce à ce secteur, cependant elles ont une contribution de seulement 3 % sur l’exportation et rencontrent des difficultés depuis des années. C’est ce que constate Dev Sunassy de l’ONG Smart Citizen. Les PME ont besoin de soutien.

C’est dans ce contexte que l’organisation non-gouvernementale, en collaboration avec Inside News et Mauritius Telecom, a organisé un quatrième débat interactif, intitulé « Entreprenariat et PME». C’était le vendredi 10 août, à l’institut Cardinal Jean Margeot à Rose-Hill. Le but de ce débat est de trouver des solutions afin de promouvoir ce secteur. Plusieurs orateurs ont pris la parole.

Bruno Dubarry , CEO de l’Association Of Mauritian Manufacturers, a mis l’accent sur le Made in Moris et les entrepreneurs qui s’adhèrent à ce label. « On les accompagne et on essaie de voir ce qui peut manquer. On se rend compte qu’il faut intensifier le partenariat qu’on a pu mettre en place. Il faut toujours garder l’approche du projet pilote plutôt que de vouloir se concentrer sur la masse.»

Corinne Badere, Senior Development Officer à la Development Bank Of Mauritius (DBM) est, quant à elle, revenue sur les mesures budgétaires. La banque a lancé 6 nouveaux produits affirme-t-elle. 3 %. C’est le taux d’intérêt dont les start-up et les femmes entrepreneurs bénéficieront sur les prêts. Des prêts, d’un montant maximum de Rs 3 millions à un taux de 3 %, avec un moratoire sur le remboursement du capital durant la première année, seront offerts. Si les clients veulent un service personnalisé, ils peuvent se rendre dans les 6 branches suivants : Surinam, Flacq, Goodlands, Curepipe, Triolet et Rodrigues.

Jean Eric Wong Cheong, entrepreneur, affirme, quant à lui, que le profil des entrepreneurs des années 82/90 et celui d’aujourd’hui, n’a pas vraiment évolué.

« Ni même ‘le business model’ de l’époque. Maurice n’est pas entré dans l’Eco système des start-ups que l’on connait dans d’autres pays. »

Il est d’avis que le PME mauricien doit avoir accès au patrimoine. Le crédit-bail par exemple pour financer 600-800 pieds carrés d’espace, soit un emprunt de Rs 2m. Selon lui, un vrai entrepreneur doit aller jusqu’au bout de ses idées, avec persévérance, endurance et aussi s’informer et s’inspirer des « case studies des gurus des entreprises ».

Rabin Rampersad, CEO de SME Mauritius a parlé des avantages offerts par la compagnie. « Le gouvernement est en train de donner des « incentives » et les entrepreneurs ne sont pas forcément au courant de cela. » Il affirme qu’il y a une quinzaine d’officiers qui visitent actuellement les PME. « Je veux améliorer notre proximité avec le client et les aider dans la formulation de leur plan dès leur départ. »

Le dernier intervenant, Ridge Curpen de l’Association des commerçants de BBRH est, quant à lui, revenu sur les problèmes auxquels font face les magasiniers depuis l’avènement du projet Metro Express. Il déclare que plusieurs d’entre eux ont vu leurs chiffres d’affaires baisser. L’intervenant affirme qu’il y a un manque de sécurité dans la ville. Il demande à ce qu’il y ait plus de patrouilles de police comme c’était le cas il y a des années de cela.

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