STC/Hyvec Partners Ltd : La « verum » qui fait mal…
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STC/Hyvec Partners Ltd : La « verum » qui fait mal…

Dans l’édition du 24 avril 2019, notre confrère l’Express fait référence à l’article que nous avons publié le mardi 23 avril « Un parfum de fort « lobbying » rien que pour dénigrer Nawaz Khan Chady » . Selon le journaliste en question cela a provoqué un effet boomerang.

L’article de L’Express maintient que la société Hyvec va louer de Landscope (une entité de l’État) pour relouer à la STC (autre entité de l’État). Mais la question qui se pose est la suivante : Pourquoi le journaliste en question n’a pas fait mention de la déclaration de Nawaz Khan Chady que nous avons publiée.

Pour rafraîchir la mémoire, le dernier nommé a déclaré ceci « kan mo fine tender mo document mo fine metté ki mo pou transfert ça terrain ki Landscope fine alloué moi-là lors nom STC directement. Alors kuma ou kapave croire ena parfum scandale ou fraude kuma enn certain journaliste fine ecrire. C’est STC ki pou vine propriétaire terrain là et non moi. Moi mo juste pe construire bâtiment-là pou STC kuma mo fine fer mention dans tender ki mo fine déposé… »

Le sous-locataire peut-il louer un bâtiment ?

D’ailleurs, dans le contrat signé entre Hyvec Partners Ltd et Landscope Ltd, dans la section 6.0 à 6.2, c’est clairement indiqué que le sous-locataire peut louer le bâtiment se trouvant sur le terrain à condition qu’il demeure personnellement responsable du paiement de la location du terrain.

Dans ce cas particulier Nawaz Khan Chady a fait ressortir dans l’appel d’offres qu’il a envoyé à la STC qu’il est particulièrement intéressé à la construction de l’entrepôt et que c’est cette instance qui devra s’engager à payer la location du terrain à Landscope au même prix qu’Hyvec Partners Ltd.

Il faut fairer ressortir que c’est une pratique courante (surtout à Ébène) chez plusieurs promoteurs de  postuler pour se procurer des terrains de Landscope sur lesquels ils construisent des bâtiments qu’ils louent à des entités de l’État. Pourquoi aucun des promoteurs, qui ont tiré profit de cet pratique, n’ont pas connu les foudres de L’Express ?

Nous avons également publié une lettre datant le 26 octobre 2015 de la société Hyvec Partners Ltd adressant une demande d’octroi de terrain à Jin Fei, Riche Terre. L’Express a publié la lettre avec pour légende : « En voulant prendre la défense d’Hyvec et de son directeur, Inside News a publié ce document hier. Il révèle que Claude Wong So, qui a supervisé l’allocation du contrat par la STC, est aussi celui qui avait sollicité pour le terrain à Jin Fei ».

Réponse du berger !

Dans un courriel daté du 29 octobre 2015 et adressé à la société d’Hyvec Partners Ltd, Claude Wong So, en tant que CEO de la State Land Development Company Ltd (SLDC) a avancé deux points importants.

  1. La State Land Development Company Ltd invitera, sous peu, les opérateurs économiques à manifester leur intérêt pour la mise en œuvre d’un projet avec le site (Jin Fei, Riche Terre). Un « notice of invitation » sera publié dans les journaux locaux.
  2. À cet égard, nous vous (Ndlr: Hyvec Partners Ltd) prions de bien vouloir soumettre vos propositions de projet avec tous les détails nécessaires conformément à l’invitation à soumettre une déclaration d’intérêt.

Ce document est clair que Claude Wong attire l’attention d’Hyvec Partners Ltd sur les procédures à suivre et le CEO de la SLDC n’a pas privilégié la société de Nawaz Khan Chady comme l’affirme L’Express. Nous publions ci-dessus le courriel :

Effet boomerang… ?

Sur une autre note, l’exercice d’évaluation a été fait par le Bid Evaluation Committee (BEC), constitué de trois hauts cadres du ministère des infrastructures publiques et assistés de trois employés de la STC qui ne font pas partis du Commodity Procurement Committee (CPC).

Le rapport du BEC a été soumis au CPC le 23 mars 2019. Ce comité a étudié le rapport et des demandes pour des compléments d’information ont été faites au BEC. Une fois satisfait des explications fournies par le BEC, le CPC a recommandé que le rapport soit soumis au Steering Committee. Ce comité est présidé par un membre de conseil d’administration et compte onze membres du Senior Management de la STC et le consultant.

Après avoir étudié le rapport du BEC et obtenu des informations additionnelles du consultant, le Steering Committee a recommandé le rapport au Conseil d’Administration qui s’est réuni le 17 avril dernier. Le Conseil a pris connaissance du rapport et le haut cadre du MPI, qui présidait le BEC, a fourni des explications techniques à la satisfaction du Board. Le consultant a aussi fourni des compléments d’informations sur ce projet. Le Conseil d’Administration a donc approuvé les recommandations du Steering Committee. Et suite à cette réunion du Board du 17 avril, la STC a publié l’Executive Summary sur le site web de la STC, le lundi 23 avril dernier.

Dans les secrets des Dieux…

Au total, 25 personnes étaient impliquées dans les différentes étapes de l’exercice qui a été fait dans les respects des règles.

Pour répondre à une certaine question qui a été posée dans le sillage de ce dossier, 25 personnes étaient déjà au courant de la décision de la STC. La 26e semble être le journaliste qui a obtenu l’information. Dans cette même logique, la principale concerné, Nawaz Khan Chady, aurait pu, lui aussi, obtenir cette même information.

Ne dit-on pas que le secret le mieux gardé est celui tenu par une seule personne ?

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