Stigmatisation : un département pour les séropositifs dans les hôpitaux réclamé
Bon nombre d’entre eux allèguent être victimes de stigmatisation par le public, mais surtout par le personnel médical quand ils partent suivre leurs traitements.
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Stigmatisation : un département pour les séropositifs dans les hôpitaux réclamé

Les patients infectés par le virus VIH/Sida suivent leurs traitements dans les hôpitaux publics. Bon nombre d’entre eux allèguent être victimes de stigmatisation par le public, mais surtout par le personnel médical quand ils partent suivre leurs traitements. Selon Dhiren Moher, président de la Prévention Information dans la Lutte contre le SIDA (PILS), un centre de Santé réservé aux personnes séropositives n’est pas la solution et réclame à la place, la mise en place d’un département pour les personnes souffrant d’Immuno déficience, notamment les personnes séropositives dans chaque hôpital publique.

«Bokou dimounn ki ena virus VIH/Sida pa rod devoile ki zot seropositif telman zot per zot subir bann discrimination. Ena pas rode suive zot traitement akoz sa meme», s’indigne Dhiren Moher. Le président de PILS fait ressortir que le virus VIH/Sida se répand, d’autant plus que beaucoup de personnes ne connaîtraient pas leur statut sérologique, car ils refusent de se faire dépister de peur de se faire juger en retour. Une situation problématique, indique Dhiren Moher, vu que quand les personnes infectées ne se font pas traiter et ne font pas de suivi, ils risquent de contaminer d’autres personnes.

Par ailleurs, le président de PILS se dit convaincu que mettre en place un centre strictement réservé aux patients séropositifs ne fera qu’accentuer la stigmatisation. «Non mo pa trouv sa enn solution. Li pou au contraire enn genre auto-discrimination et le but justement sa forme parti de la societe et traiter couma tou otre patient. Bien bizin enn sanzman au nivo mentalite sirtou car zot bann humain zot oussi», explique notre interlocuteur. Ainsi, Dhiren Moher suggère à la place, un département spécialisé pour traiter et soigner les personnes souffrant de déficience immunitaire avec du personnel et des infirmiers formés en vue de prodiguer les soins necessaires et accorder une attention particulière aux patients séropositifs.

De ce fait, il soutient que le devoir du ministère de la Santé est de préconiser des précautions universelles pour tous et traiter tous les patients de manière égale. «Il existe bien des départements pour les maladies telles que le cancer, diabete, cardio-vasculaires dans les hôpitaux…alors pourquoi ne pas créer un autre pour l’immunodéficience», affirme-t-il.

Il faut dire qu’en 2006, la HIV and AIDS Act a été amendée afin de protéger les personnes vivant avec le virus VIH/Sida contre la discrimination. En effet la clause 3 (1) que «Any person who is HIV positive or has AIDS shall not be considered as having a disability or incapacity by virtue of any enactment and his status or presumed status, shall not be used as a ground to discriminate that person». A noter que ceux qui enfreignent cette loi sont passibles à une amende ne dépassant pas  Rs 50 000 et d’une peine d’emprisonnement d’une durée de un an.

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