Taxi en ligne : Interdit à Maurice et pourtant...
Plusieurs opérateurs offrent des services de réservation de taxis en ligne
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Taxi en ligne : Interdit à Maurice et pourtant…

Le 19 octobre dernier, le Conseil des ministres prit la décision de ne pas accorder de licence d’opération à Uber. « It has been decided that the request for introduction of UBER Transport Services or other similar services would not be acceded to », avait indiqué le Cabinet. Toutefois, sur Google Play et sur App Store on peut y trouver plusieurs applications mobiles pour des réservations de taxis à Maurice. Ce qui confirme que le service de taxi offert sur internet est bel et bien présent à Maurice. Les réactions ne se sont pas faits attendre…

Yashpal Murrakhun, président de la Federation of Hotels Taxi Association (FHTA) déplore que les autorités n’ont établi aucune loi pour prévenir l’instauration des services telle qu’Uber. Il évoque le fait que c’est une « simple décision » que celle de ne pas aller de l’avant avec Uber, mais qu’il n’existe toujours pas de règlement à proprement dite pour contrer de telles démarches à l’avenir.

Le président de la FHTA affirme qu’il y a beaucoup d’applications de réservations de taxis qui sont déjà en opération. «Pu bizin ena enn stop », dit-il. Ce dernier pense que sans des lois appropriées, le champ sera libre pour la venue de ces types d’opérateurs de taxis.

Yashpal Murrakhun déclare que le combat continuera du côté de la FHTA. La fédération annonce mettre les bouchées doubles l’année prochaine.

Raffick Bahadoor : « Totalement « inadmissible » et « illégal »

Pour Raffick Bahadoor, président de la Taxi Proprietors’ Union, c’est totalement « inadmissible » et « illégal ». Il affirme que si le Conseil des ministres a pris cette décision dans l’intérêt des chauffeurs de taxi, il ne faut pas surpasser le pouvoir de l’État. Il souhaite que la NTA revienne sur sa décision en ce qui concerne l’octroi de permis à ces types opérateurs. Il n’écarte aussi pas la possibilité de consigner une déposition à la police si ces opérations se poursuivent.

Ashraf Ramdin, secrétaire de la General Taxi Owners’ Union (GTOU) rappelle que la loi existe déjà. Selon lui, ce sont les autorités qui doivent assumer leurs responsabilités. Il explique qu’il y a la National Transport Authority (NTA) qui doit savoir comment et à qui octroyer les permis. « Dimunn ti dir Uber enn detay sa », déplore-t-il.

Le service de taxi à travers internet interdit

Il rappelle que la loi n’autorise aucun service de taxi à travers internet. « Pa gayn drwa servi okenn aplikasyon taxi lor internet tanki minis pa dir li legal », réitère-t-il.

Dans la foulée, Ashraf Ramdin affirme que des ‘contract cars’ opèrent comme des taxis dans divers bureaux et hôtels. « Bizin regete kuma pou aret sa ». Il pense que le ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha devra laisser la NTA œuvrer en toute indépendance.

Le secrétaire de la General Taxi Owners’ Union fait un appel au Premier ministre et au ministre Nando Bodha de prendre le taureau par les cornes afin de redresser la situation.

Nous avons aussi essayé de contacter la Kaushik Reesaul, Commissaire de la NTA, mais nos appels sont restés sans réponse.

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