Vidéos partagées de l'attentat : «Il ne faut pas faire la publicité de ces atrocités»
Partager des vidéos ou contenus à caractère haineux et blessant sont punis par la loi mauricienne
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Vidéos partagées de l’attentat : « Il ne faut pas faire la publicité de ces atrocités »

1,5 million de vidéos supprimées par Facebook dans le sillage de l’attentat meurtrier contre deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, où 50 personnes ont perdu la vie vendredi 15 mars. Cette mesure a été exigée par Mia Garlick, responsable de Facebook en Nouvelle-Zélande. A Maurice, les internautes ne seront pas épargnés. Les autorités tiennent à rappeler que partager des vidéos ou contenus à caractère haineux et blessant est puni par la loi mauricienne.

Pour protéger les membres de la famille des victimes, Facebook de Nouvelle-Zélande supprime les vidéos filmées de l’attentat. A Maurice, l’Information, Communication and Technology Authority (ICTA) tient à rappeler aux internautes qu’il est interdit de partager des vidéos contenant des images violentes pouvant inciter à la haine raciale ou blesser un individu.

Effectivement selon la section 46 (ga) (h) de l’ICT (Amendment) Act 2001, toute personne utilisant des outils technologiques et de communication pour diffuser un message obscène, indécent, abusif et effrayant, entre autres qui sont susceptibles de causer « annoyance, humiliation, inconvenience, distress or anxiety..» est passible d’une amende de Rs 1 million ou d’une peine d’emprisonnement n’excédant pas 10 ans.

Une source de l’ICTA affirme que la loi à Maurice fait déjà provision pour gérer ce genre de délit et qu’il est important «d’évaluer chaque cas pour connaître l’intention réelle de la personne en partageant la vidéo.» Il ajoute aussi qu’il faut faire attention de ne pas «promouvoir» ce genre de contenu. «Il ne faut pas partager ces contenus, car c’est souvent ce que recherche l’assaillant pour vanter ses crimes. Partager ces vidéos reviendrait à faire de la publicité gratuite pour eux».

Les autorités devraient émettre un communiqué en ce sens prochainement.

Vidéos partagées de l’attentat : «Il ne faut pas faire la publicité de ces atrocités»

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