Violence conjugale: introduction d’un nouveau protocole pour mettre au pas les agresseurs
Fazila Jeewa-Daureeawoo: «Là, où il y a de la violence, il faut dénoncer. Or, bien souvent, il y a des femmes victimes de violence conjugale qui logent des plaintes, mais par la suite, elles se laissent approcher par leurs conjoints agresseurs.»
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Violence conjugale: introduction d’un nouveau protocole pour mettre au pas les agresseurs

La vice-Première ministre et ministre de l’Egalité des Genres, du Développement de l’Enfant et du Bien-être de la Famille, Fazila Jeewa-Daureeawoo a lors de son discours annoncé l’introduction d’un nouveau protocole pour mettre au pas les agresseurs et les réhabiliter par rapport à la violence domestique. C’était, dimanche 25 novembre dans le cadre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, à l’Auditorium Octave Wiéhé.

«A chaque fois, nous avons amendé la législation pour venir de l’avant avec des mesures additionnelles. Auparavant, seuls le ministère et le ministère de tutelle étaient concernés. Cette fois, en sus du ministère, la police, il y aura le judiciaire et la Santé. De ce fait, nous allons bientôt introduire un nouveau protocole. Chaque instance est mise devant ses responsabilités», a affirmé Fazila Jewa-Daureeawoo. Auparavant, a-t-elle souligné, lorsqu’une victime de violence s’adresse au ministère, le processus est long. «Désormais, nous prenons la responsabilité de l’emmener en cour de justice afin qu’elle obtienne son Protection Order le même jour»,  a rassuré Fazila Jewa-Daureeawoo.

La vice-Première a soutenu que son ministère, de concert avec le gouvernement fait tous les efforts nécessaires pour la mise en œuvre de nouvelles mesures. Dans ce contexte, elle a annoncé la tenue de trois causeries avec la magistrature.

«Là, où il y a de la violence, il faut dénoncer. Or, bien souvent, il y a des femmes victimes de violence conjugale qui logent des plaintes, mais par la suite, elles se laissent approcher par leurs conjoints agresseurs», a déclaré la VPM. A cet effet, elle a affirmé qu’un Perpetrator Rehabilitation Programme a été mis au point au profit des agresseurs.

Dans cette perspective, les services d’un consultant australien ont été retenus en vue d’encadrer la victime et d’entreprendre avec son agresseur, a indiqué Fazila Jeewa-Daureeawoo.

«Très souvent, des cas d’agression et de violence conjugale ont résulté par la séparation, mais au bout du compte, l’agresseur a eu à refaire sa vie. Il y a des risques qu’il récidive. Donc, il est impérieux pour nous de travailler avec l’agresseur pour un changement d’attitude et de comportement», a renchéri la VPM. Dans cette optique, elle a insisté que tous les partenaires (ONGs, UNDP, ambassades, société civile…) ont un rôle prépondérant à jouer pour la réussite de ce projet.

Violence conjugale: introduction d’un nouveau protocole pour mettre au pas les agresseurs